MARIE-DOMINIQUE OLIVIER (3)

Hier après-midi, tandis que je m'affairais à tout boucler pour partir l'esprit relativement tranquille, ma Môman m'a appelé. Oh ça, ce n'est jamais bon. 

Encore une fois, ce fut confirmé, elle m'annonça que ma cousine [en réalité ma grande cousine, c'est la cousine de mon père ... mais elle aimait converser avec moi en m'appelant "mon cousin"] venait de disparaître. Ce n'est pas que je l'ai beaucoup connue mais j'ai toujours aimé les gens qui ont le courage de venir vers moi, de ne pas me prendre de haut et qui font ce qu'ils disent qu'ils veulent faire. Marie-Dominique était de ces personnes là et le temps me manque à présent pour exprimer ce que je pensais d'elle.

Enseignante farouchement exigeante, elle était en retraite et nous nous étions revus l'année dernière, en juillet, à l'occasion d'une journée en Picardie qui restera dans ma mémoire longtemps parce que je me suis souvenu m'être félicité d'être parvenu à lever les obstacles qui empêchaient cela depuis si longtemps.

J'avais d'ailleurs écrit quelque chose à ce sujet ici.

Avant de prendre mon avion hier, je suis donc parti avec le goût étrange d'un manque, d'une disparition alors que je m'envole vers autre chose, d'une frustration de ne pouvoir partager avec elle les jolies photos que je vais prendre. Elle me laissait toujours un petit commentaire de temps en temps, en s'amusant d'un angle ou d'une curiosité glanée au gré de mes pérégrinations.

Repose en paix Marie-Dominique, tu rejoins ta soeur dont le décès t'a tant peiné dernièrement, quasiment jour pour jour 20 ans après que ton père ait rendu l'âme.
Je ne garde pas grand chose de nos échanges, ils furent si brefs mais je me félicite d'une seule chose : ne pas avoir à regretter d'avoir remis à plus tard le fait de nous revoir, je m'en voudrais terriblement à présent.

Mes pensées accompagnent son mari, ses enfants et sa petite soeur. Je suis très triste.

Tto, plein de peine