Tu connais mes classiques vignette

Tel Patrick Dupont, c'est au grand écart que je t'invite désormais régulièrement en testant l'ouverture de ton ... esprit. Je t'ai toujours expliqué qu'il n'était pas question ici de ne parler que de choses aguicheuses et que j'attache une importance particulière à l'exigence de certains contenus qui, soyons honnête, n'attirent pas grand monde. Tu imagines bien que je ne m'attends pas franchement à une redoutable vague d'audience en te parlant d'opéra ... ah bah oui, c'est bien de cela qu'il s'agit parce que j'incline à penser qu'on ne combat la médiocrité ambiante non pas frontalement mais en mettant un peu de lumière sur des joyaux qui, par nature, disqualifieront ce qui me fait horreur. Oui, grand naïf que je suis, je pense encore qu'on peut faire confiance à l'intelligence et même le goût.

Au delà d'une envie d'évangélisation, c'est surtout qu'il est également très cohérent de parler de ce sujet tant la musique dite classique est consubstantielle de celui que je suis depuis quasiment toujours. Si j'ai pratiqué le piano pendant plus de dix années, cela ne suffit évidemment pas d'autant plus que le toucher du clavier est devenu un peu plus exceptionnel aujourd'hui.

Oui mais voilà, ayant l'oreille absolue et parce que j'ai été habitué très tôt à la construction de certaines oeuvres, ma sensibilité aux douceurs de l'art musical réputé classique est restée et, même si je ne peux me targuer d'avoir une table attitrée à la buvette de l'Opéra Garnier ou même un siège réservé à la Philarmonie, je reste emporté par les délices de certains airs ... C'est sûr que la cohabitation avec les conneries des variétés peut surprendre, mais c'est de la diversité [parfois abyssale] que naît aussi la richesse.

Or donc, désormais, je fais le pari de partager [et, égoïstement, de consigner ici] les mesures qui provoquent chez moi des sentiments parfois démesurés. Ah ça oui, il y a des moments de pure grâce qui éloignent des strings de Kylie Minogue ou des cheveux gras de Raquel Garrido. Il y a des voluptés qui ne sauraient être comparées à des citations de Jeremstar ou des photos de bulges même rebondis. Il y a enfin des instants succulents où tout procède du divin et c'est bien de cela dont j'ai envie de provoquer le partage, sans tomber dans le côté attendu dont certaines pièces te surprendront néanmoins. Concerti, opéras, sonates, mouvements et autres sont donc conviés dans ce rendez-vous régulier au travers duquel l'idée n'est pas de saouler ni même d'inciter à aimer mais de parler d'émotions, d'univers ... de provoquer le transport amoureux des belles choses, ces belles pages qui me donnent encore vaguement espoir dans ce qui m'entoure. On ne dira jamais assez le bien que certaines notes font et me font ... et là, c'est sans parler des univers et des personnages que j'aime retrouver. 

Tto, mellow man