Social blogJe te dois la vérité : je suis venu te dire "au revoir". Dans le même souci de vérité, je dois t'avouer aussi que je suis rincé, vidé, étendu de fatigue de sorte que l'avion qui m'emmenera demain tout loin tout là bas me fera du bien.

Pour une fois, il n'y aura pas de best-of ou de billets déjà écrits à l'avance [même si j'ai un stocvk d'une vingtaine qui permettrait de tenir la distance], je vais te laisser la paix.

Oui, je m'en vais au moment où le vote de dimanche est crucial et je ne doute pas que tu sauras faire le choix juste pour éviter que nous nous enfoncions davantage dans le péril. Je me casse très loin pour gagner un peu de calme et de répit [tu verrais dans quel état je suis en écrivant ces quelques lignes, cela devient vital], pour me reposer un peu, pour me ressourcer et pour retrouver du sens à ma vie de Tto. Une vie de Tto continuera bien entendu mais tu as remarqué que le rythme s'espace à raison du temps qui me manque. Surtout, je ne veux pas verser dans la facilité donc oui, je préfère m'abstenir plutôt que de remplir, me retenir plutôt que de m'avilir.

Je vais loin pour trouver l'oxygène qui me manque cruellement, je vais loin sans me mettre davantage de pression [celle qui me tue à petit feu], je vais loin pour retrouver l'entrain et le jus qui me manquent tant. Je vais loin pour te laisser respirer aussi, tant j'ai l'impression que la descente depuis plus de deux ans est finalement insupportable autant à lire qu'à écrire.

Alors oui, "au revoir" et à bientôt.

Tto, qui s'en va