Les racines de l'arbreChemin faisant, j'ai atteint hier les 700 noms figurant dans mon arbre généalogique.

J'ai, en l'occurrence, la prétention de pouvoir dire qu'il est le plus complet que j'ai croisé sur ma famille et les ramifications de celle-ci. Il faut dire qu'avec un test ADN que j'ai joint à une base de données ouvrant de nouvelles pistes et la réactivation de certaines recherches, les progrès des derniers jours sont assez spectaculaires. La généalogie, c'est finalement par vague parce qu'il est clair que c'est un loisir chronophage.

Sauf que ... lundi, j'ai reçu un message de quelqu'un que je connais pas. Cette personne, une femme, m'indique que nous aurions des aïeuls/aïeules en commun au point qu'elle me précisait qu'il n'était pas illogique que je ne parvienne pas à remonter l'une des branches qui m'intéresse en ce moment parce qu'il y a eu une petite facétie de l'histoire ...

A la naissance de l'aîné de la fratrie et nonobstant l'orthographe impeccable du père figurant sur l'acte de naissance, l'officier de l'état civil a cru bon d'ajouter "LE" au patronyme qui se finissait par "-CEL". De fait, les descendants du jeune homme ainsi né ont eu leur patronyme changé en "-CELLE", à ceci près que je suis allé vérifier son livret militaire et là, comble de bonheur de complexité, il est orthographié "-CEL". Diantre et bigre ... il y a là encore des choses fantastiques qui m'intéressent. Depuis lundi, je communique donc avec cette femme qui s'avère donc être une cousine éloignée, qui vit encore tout près du berceau familial de ma grand mère maternelle et qui, après quelques échanges, m'a appris connaître très bien l'une des cousins que ma mère se pique de retourner voir dans quelques semaines ! Comme je le lui faisais observer, le monde est bien petit et nous avons, à l'évidence, la possibilité d'enrichir nos recherches respectives.

Par le truchement d'un message envoyé, j'ai donc retrouvé une cousine éloignée qui vit encore en Normandie, en plein Perche, là où ma grand-mère avait ses racines. Ce qui tombe parfaitement bien, c'est que c'est exactement la branche que je voulais travailler parce que ma mère va aller débroussailler chez son cousin éloigné dans quelques semaines.

Devant mes recherches et les heures passées à scruter les informations dans les registres d'état civil du XIXème siècle, écrits avec des déliés qui rendent parfois illisibles certains détails, Zolimari reste perplexe et assez interrogatif. Lui ayant expliqué que c'était un peu comme une enquête policière que je conduis pour remonter les branches, trouver des confirmations d'hypothèses par des indices glanés ici dans les tables décennales, là dans les livrets militaires [sans m'interdire de fouiner dans les bases des cimetières ou les registres paroissiaux], il me demande régulièrement où j'en suis et ce vers quoi on s'achemine. 700 noms désormais constituent mon arbre et cela m'autorise de disposer d'une bonne cartographie de mes ancêtres. Je vois poindre tout un tas d'histoires, je devine au gré des actes de décès se chevauchant avec des coupures de presse de l'époque tout un tas de choses que mon imagination pourrait, un jour, rendre fertiles.

Le fait est qu'à l'instar de ce que j'avais fait pour la branche de mes aïeux paternels, une petite visite des cimetières du Perche et un petit voyage à vocation de pèlerinage sur des terres que je ne connais que dans de lointains souvenirs sera au programme dans très peu de temps. C'est hautement probable ... En attendant, je dois m'envoyer le XVIIIème siècle et j'infère qu'il regorge encore de surprises.

Tto, généalogiste à ses heures