Diapositive5Comme prévu, c'est le raz de marée ... la première bande-annonce officielle de l'ultime saison de "Game of thrones" a enfin été diffusé et c'est suffisamment peu pour contenter tout le monde : la diffusion est dans cinq semaines et la témpérature monte malgré la présence des marcheurs blancs !

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- "Shatterhand" ... tous les réseaux se sont enflammés après la publication d'une dédicace de Barbara Broccoli sur un carton portant ce titre. Pourtant la productrice l'assure, ce n'est pas le titre du Bond 25.
- La créatrice de "Fleabag" [dont la saison 2 est actuellement diffusée en Grande-Bretagne] a convaincu HBO : "Run" est signé.
- Point renouvellement de "Coucou ma série" : "Arrow" est reparti pour une ultime saison 8, "Superstore" part pour une saison 5, "Brooklyn 99", "The Good Place", "Will & Grace", "New Amsterdam" sont également officiellement reconduits.
- C'est un peu l'hécatombe : Katherine Helmond [Mona dans "Madame est servie" mais aussi dans "Brazil" et d'autres films de Terry Gilliam] et Luke Perry ["Berverly Hills" notamment] sont décédés.
- Le visuel du film en live-motion "Sonic" est sorti et ça fait ... bizarre.
- Pour la suite de "Suicide Squad", Will Smith initialement prévu jetterait l'éponge et Idris Elba reprendrait le flambeau.
- Le grand patron l'a dit, tout le catalogue de Disney sera sur Disney+ [la bataille juridique pour le nom, avec CANAL+, continuant et pouvant se solder par un très gros chèque].
- Pour fêter les 30 ans de l'émission, Patrice Laffont incarnera un nouveau personnage dans "Fort Boyard".
- Le DAB+ est lancé et les groueps radio historiques ont reçu une autorisation du CSA pour se lancer dans la radio numérique terrestre.

Diapositive7Quand le cinéma rattrape l'actualité brûlante et que c'est du François Ozon, on y court.
Alexandre vit à Lyon avec sa femme et ses enfants. Un jour, il découvre par hasard que le prêtre qui a abusé de lui aux scouts officie toujours auprès d’enfants. Il se lance alors dans un combat, très vite rejoint par François et Emmanuel, également victimes du prêtre, pour "libérer leur parole" sur ce qu’ils ont subi. Mais les répercussions et conséquences de ces aveux ne laisseront personne indemne.

Alors oui, c'est du François Ozon et c'est vrai que c'est difficile d'être objectif même s'il faut rappeler qu'il n'y a pas forcément nécessité de s'enflammer pour à peu près tout. Mais là, il est manifeste que le cinéaste a choisi de s'affranchir de certaines marottes récurrentes de ses longs métrages précédents. Le sujet ne justifiait évidemment pas qu'il nous gratifie de parcours sexualisés, d'ambivalences psychologiques ou de ressorts comiques venant prendre à contre-pied. La pédophilie dans l'Eglise ne permettait pas cela et c'est finalement au delà de cette compatibilité qu'Ozon a choisi d'adopter l'angle du documentaire du réel très narratif, voire quasi épistolaire. Oui, c'est quasiment un reportage avec une dignité sidérante tant ce qui est dit ou suggéré est d'une gravité effrayante. Les courriers échangés entre les personnages sont lus tandis que défilent des images d'une quiétude paradoxale, dans une ville de Lyon où tout semble paisible alors que les douleurs sont immenses et que les personnages incarnés par un casting sur lequel il n'y a pas grand chose à retirer se débâtent dans les souffrances d'un silence synonyme de négation de leurs propres blessures. Ozon filme avec sobriété pour mieux permettre que nous entrions dans l'histoire singulière de chacun, tour à tour ... comme pour mieux comprendre qu'il n'y a pas une façon de vivre la pédophilie mais autant de voies qu'il y a d'enfants traumatisés, quels que soient les milieux concernés tant populaires que bourgeois. 

C'est là où l'on ne peut que se réjouir du fait que François Ozon se soit emparé d'un tel sujet, si difficile et si propice à permettre les sorties de route. Pourtant, il n'en est rien et l'on est finalement heureux que le cinéaste ait décidé de se pencher sur les violences faites aux garçons qui deviendront des hommes bencales mais qui parviendront à se reconstruire notamment en regardant frontalement ce qui leur est arrivé. Le procès de la lâcheté est évident sans pour autant que l'on ne bascule dans un antichléricalisme facile qui condamnerait Barbarin parce qu'il faut bien un coupable. C'est cela qui est appréciable : le trait n'est pas grossi et François Ozon l'a assuré, il a tenu à ce que l'on s'en tienne aux faits et que le roman soit le plus évité possible [même si l'on aurait pu éviter de charger le misérabilisme concernant Emmanuel]. Le Père Preynat est finement interprêté sans en rajouter mais en suggérant toute la perversité du personnage qui mélange chaleur humaine et lucidité sur sa "maladie". La plus troublante, c'est Josiane Balasko qui, pour une fois depuis bien longtemps, joue tellement juste que l'on n'a qu'une envie, la prendre dans ses bras. Aux prises avec les remors et le déni, elle est irradie et donne au parcours de son fils une humanité, tardive mais salutaire.

A la lumière du jugement rendu le 7 mars dernier, il y a donc urgence à aller voir un excellent Ozon, "Grâce à Dieu" qui a déjà cumulé plus de 500.000 entrées.

Diapositive2C'est la saison chaude, y a pas à dire ... quand mars arrive on sait que le grand feuilleton de l'Eurovision va s'emballer et 2019 ne déroge pas à la règle. Un déluge d'annonces, voilà ce à quoi il faut faire face ! On a pratiquement tout le monde et ne manquent plus que la Suède et l'Azerbaïdjan pour que le banquet puisse démarrer. 

Résultat de recherche d'images pour "flag san marino"Plusieurs chansons se détachent déjà et avant de parler de celle qui grimpe chez les bookmakers, allons faire un tour du côté de San Marin où la sélection est toujours un truc hybride avec de l'euro-dance et ce je ne sais quoi de truc qui appartient au passé alors que le titre est nouveau. La chanson de San Marin a été dévoilée cette semaine et Serhat interprète "Say na na na". On le connait, il a déjà représenté San Marin en 2016 avec "I did don't know", classé en douzième place de sa demi-finale. D'ailleurs, le parcours de San Marin à l'Eurovision est toujours épique : San Marin est l’un des plus récents et des plus petits pays de l’Eurovision. Le pays a déjà participé neuf fois depuis 2008, date de l'entrée dans le Concours.En huit participations sur neuf, la qualification en finale a échoué. C'est en 2014 que le pays a pu participer à la finale.
Pour autant, que sait-on de Serhat ? Serhat Hacıpaşalıoğlu a 51 ans et est né à Istanbul, en Turquie, où il a grandi. Chanteur, producteur et présentateur de télévision, il a animé plusieurs émissions à la télévision turque dont le jeu-questionnaire "Jeopardy!". Il se lance dans la musique en 1997 en sortant des singles.

Résultat de recherche d'images pour "netherlands flag"Mais cette semaine, le coup de tonnerre est venu des Pays-Bas et cela n'a pas échappé aux bookmakers qui placent aujourd'hui directement en deuxième place de l'Eurovision Duncan Laurence avec "Arcade". Si le titre est effectivement très efficace, les parieurs voient déjà un top 3 évident en faisant passer le titre de la neuvième à la seconde place en un mois. Pour sa soixantième participation, le pays qui remporta quatre fois le concours [en 1975, 1969, 1959 et 1957 ... oui oui, c'est pire que la France] table sur un titre qui sonne comme une balade mais qui fait furieusement Eurovision avec un refrain plein de choeurs et la pastique du chanteur [dont le clip n'épargne quasiment aucun millimètre de l'épiderme]. C'est donc un favori ...

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