hand gay sex

Mon doigt glissa le long de son flanc. Douce sensation si rare que celle-ci, cela m'en réveilla presque alors que Morphée allait s'emparer de moi. Il faut dire qu'en effet, cet épiderme ainsi offert est assez rare.

Je ne sais pas trop pourquoi, les explications sont assez variables, autant alambiquées que peu convaincantes mais c'est un fait : les nuits où il est nu sont rarissimes. Quand il prend une douche après 20h, c'est toujours un signe que je guette parce qu'une fois sur deux, il finira dans le plus simple appareil au fond du lit, calé contre moi sans que rien ne puisse faire obstacle ni barrage à cette fusion que j'appelle tant de mes voeux pieux.

Mon index a donc commencé à se balader, sans provoquer de sensations qui puissent l'incommoder. C'est qu'il est chatouilleux le bougre et il ne faut pas grand chose pour provoquer chez lui un frisson qui le fait devenir tout raide, pas franchement dans le sens lubrique. Je me suis aventuré ainsi jusqu'au début du dessin de ses fesses, sur ses reins en revenant sur le nombril. J'adore son nombril [peut-être plus que lui] : il est dessiné comme j'aime, avec le filet de poils bruns qui va bien et j'y pose parfois mes lèvres. J'en ai fait le tour par la gauche puis par la droite, ça y est ... je vais avoir du mal à dormir, il se pourrait bien que j'aie encore envie de lui faire des bébés.

D'un coup, je repense à ce ton directif qu'il m'a intimé pour que je lui fasse du bien, plus tôt. Dominant, il l'est mais pas dominateur et clairement pas sexuellement. Tout est affaire de contraste : là, il avait envie que je fus devant lui, prosterné devant sa virilité et son bon plaisir. Il a feint de céder à ma demande initiale pour mieux m'inscrire dans ce qu'il avait décidé : être avachi et succomber au plaisir de mes mains notamment. C'est curieux cette alchimie, c'est étrange cette façon que j'ai de me comporter avec lui comme avec personne d'autre. Le demi-quart de seconde après ce constat, je suis déjà ailleurs, tout accaparé à me vautrer dans le stupre et la luxure la plus dégoulinante.

Le bout de mon doigt parvint alors vers son sexe, flasque et quasiment endormi. Le son de sa respiration témoignait d'une chose : il était déjà bien loin. C'est souvent le moment que je préfère pour, quasi imperceptiblement, commencer à stimuler son membre. Je fixe son gland avec un doigt, l'auriculaire se glisse sous ses couilles et le majeur vient se balader sur son frein, comme un archer sur un violon mais en jouant un adagio : le mouvement est lent, pénétrant. Son gland se rétracte et au gré des mouvements, je le sens se gorger de sang, se détacher de sa torpeur. Moi, je suis raide depuis plusieurs minutes et mes reins ont réussi à me caler dans l'interstice de ses fesses. Il faut être vigilant : le moindre mouvement trop brusque pourrait le réveiller et là, il gueulerait, m'expliquerait que j'ai pas vu l'heure, que demain il y a école, et patati et patata.

Non, je n'ai pas envie de consommer : juste envie de toucher en me rappelant ce qui, quelques heures plus tôt, nous occupa jusqu'à son "Ouvre ta bouche, vite". J'en avais partout ...
Dans l'obscurité de la chambre, il ronflotte un peu et moi je le fais bander, sa tige est maintenant dressée au point qu'il a fallu que j'abandonne une partie de l'engin pour mieux resté cramponné au gland que je presse méthodiquement à intervalles réguliers, pour mieux rendre la chose imperceptible. Il arrive dans de pareilles circonstances qu'il se réveille et, si l'on est au beau milieu de la nuit, il plaque alors ses mains contre la mienne et agite le drapeau vert, celui qui me donne le signal qu'on va se lancer dans une chevauchée fantastique. Faire l'amour en pleine nuit entre deux rêves, c'est toujours un truc un peu particulier. Je me souviens de cette nuit à Las Vegas où je me suis réveillé à presque 4h du matin : il était entre mes jambes en train de s'amuser tout seul avec ma queue et, constatant que j'étais réveillé, il s'est réjoui qu'on allait enfin pouvoir passer aux choses sérieuses. Ca a duré presqu'une bonne heure mais Dieu que le réveil fut difficile ensuite, j'étais crevé, vidé.

Ce soir, je ne veux pas de ça, je veux juste revivre un instant ce sourire qu'il m'a adressé après m'avoir balancé la sauce. Il était content. Moi, je ruisselais acqueusement mais c'était joli. Je me suis endormi ainsi, en pleine régression vicieuse et en me disant qu'il va bien falloir que je le continue ce recueil de nouvelles pornographiques, que je le finisse. Du coup, avant de m'y mettre, j'ai pris la ferme résolution de coucher ici ces quelques lignes, juste histoire de réarmer le stylo ...

Tto, qui a les doigts baladeurs