la premiere fois

9 DEC

Quand je dis qu'il faut être patient pour me voir, en voila encore une preuve. autant avec certains on trouve très vite le créneau et l'occasion [le meilleur à ce jeu ayant été Fabisounours qui me rencarda en 3 jours !], autant certains attendent des semaines, des mois que dis-je des années !!! Et au gré des années d'attente, il en est un qui a attendu plus de quatre ans si ce ne sont pas cinq années !

Depuis le début de nos échanges internetélctroniques, le feeling était bon avec Nono. Va savoir pourquoi ... proximité d'age, lui sportif moi pas du tout, moi m'en prenant à son ancien employeur régulièrement ... bref : le courant passait bien et nous échangions périodiquement des messages, des commentaires ou que sais-je encore. et puis, on avait évoqué une rencontre un soir mais il m'avait confié que cela ne pourrait s'oragniser que sous réserve que son cher et tendre soit présent, ce en quoi je n'avais pas trouvé matière à redire [bien au contraire]. Et puis, l'occasion ne s'est pas présentée à raison de ma vie tourneboulante, de son boulot ou que sais-je encore ...
Ma vie a beaucoup évolué, son moral aussi et puis  nous nous tenions régulièrement informés l'un de l'autre avec simplicité et sans obligations. C'est ce que j'aime chez les gens qui me simplifient la vie : il n'y a pas d'obligations.

Lui ayant donné des petits conseils quelque fois, ayant constaté que j'étais trop cher pour bosser avec lui, me tenant informé de son état après des épisodes professionnels délicats, nous avons dernièrement [enfin !!!] convenu de nous voir à la faveur d'un déjeuner qui était tout à fait envisageable compte tenu de sa péiode d'inactivité et du fait qu'il est parisien. Sitôt dit, sitôt fait ... j'ai enfin rencontré le beau Nono !

Ah c'est que voila un beau garçon ! Grand, droit comme un "i", sportif comme il faut et avenant. C'est ça qui est sympa : mes lecteurs sont avenants. Rendez-vous fixé, j'étais à l'heure, lui aussi ... roule ma poule, nous voila partis dans une pizzeria pour faire connaissance et parler de plein de choses sauf de nos activités bloguesques ! Et ça aussi, j'adore !

C'est un moment qui est passé très vite, à la vitesse de la lumière ou du débit du jeune homme en question [qui n'est pas sportif enfin, il ne fait du sport que 3 fois par semaine !!!]. On a parlé de ses entretiens, de nos vies domestiques respectives, des vacances, de nos expériences professionnelles avec les affres que cela suppose, de Zolimari, de nos collègues de travail qui sont quand même de grosses dindes et de plein de sujets différents. Ce qui est assez marrant, c'est que le courant passe vite et bien, que ce soit si fluide, qu'on trouve spontanément tout un tas de sujets qui évite de revenir à des figures imposées que parfois j'emprunte pour casser la glace ou le silence résultant de l'impression que ma personnalité écrasante suscite [forcément].

Nous avons mangé, nous avons ri, nous avons échangé et nous avons partagé, je le pense, un bon moment qui, moi, m'a fait clairement décompresser. Lorsqu'il s'est agi de retourner au boulot près de deux heures après cette rencontre, je me suis dit que je n'avais pas vu le temps passer avec Nono. Souriant, extraverti mais pas trop, bourré de répartie, ce jeune homme brun aux cheveux courts m'a vraiment fait passer un bon moment, un de ceux dont on a envie d'en avoir d'autres ... ceux qui donnent envie de continuer le fil de cette relation enfin incarnée [oui parce que bon, ne jamais se voir, c'est quand même pas possible] où l'on se suit l'un et l'autre, en nous tenant périodiquement au courant l'un de l'autre de ce qui nous arrive à l'un et à l'autre. J'ignore comment on y arrive ni comment on y parvient. Je sais juste que cet équilibre extrêmement agréable, sans que la moindre ambiguité de quelque ordre que ce soit ne soit venue troubler le panorama assez séuisant de cette rencontre, est savoureux.

En repartant, je me suis encore rendu à cette conclusion : j'aime bien mes lecteurs. A quelques exceptions près relevant de la psychiatrie [et que j'ai évacuées avec raison depuis], voila qui fait plaisir et du bien. aussi, merci Nono et tous les autres dont on a l'impression que je cire les pompes à longueur de récits de première rencontre mais ces mots sont sincères et procèdent d'un plaisir que j'espère partagé parce que, pour ce qui me concerne, c'est vraiment agréable et sympathique. Comme quoi, je ne suis pas seulement une diva à l'égo démesuré, j'ai aussi un coeur capable d'appréhender ce genre de choses et continuer à écrire régulièrement ici m'offre encore et toujours ce genre de satisfactions auxquelles je suis incapable de renoncer à ce jour.

Tto, qui a enfin vu Nono [lequel n'est pas un petit robot]