On va parler d'autre chose

Il parait qu'il y a des jours comme ça, mais quand la répétition se fait trop insistante, je me mets en position combat et comme, hier, Google m'avait appris que j'étais un pangolin, rien d'étonnant.

Ouais ... la journée a été bien difficile [l'heure de publication de mon billet d'hier suffit à elle seule à le démontrer], les plaintes et complaintes se sont déversées sans discontinuer au point que je me demande si je ne ferais pas mieux de devenir une serviette [au moins, de temps en temps, j'essuierai un peu de substances témoignant d'une effusion de plaisir ...], ce serait plus raccord et on pourrait me jeter tout loin quand on n'a plus besoin de moi. Parce que oui ... c'est un peu comme ça que je l'ai vécu hier soir.

Je passe mon temps à jouer les pompiers toute la journée, je me bats pour à peu près tout et surtout n'importe quoi mais c'est une guerre de tranchée où chaque centimètre cédé est essentiel. Je me tape les transports avec les conditions formidables de ceux-ci, la SNCF étant d'une créativité redoutable dans l'incident de transport. Si tu ajoutes à cela l'incivilité des crétins qui prennent un wagon pour leur salon, oui tu te réfugies dans ta musique en attendant patiemment d'arriver. J'échoue vaguement chez moi vers 20h et, comme souvent, je rentre le premier ... et ça, ça me saoule de plus en plus. Je ne demande pas à être attendu avec le repas tout prêt mais bon ...

Donc voilà, ... je n'ai pas eu le courage d'aller courir tellement j'étais crevé mais pourtant, je me suis tapé près d'une heure de rangement puisque faire la boniche est ce qui m'attend dans ces cas là. Donc j'ai débarrassé le lave-vaisselle, j'ai rangé deux trois choses qui traînaient puisque, moi, si je ne range pas, personne ne le fera pour moi les soirs, où comme hier, j'étyais un peu crevé. 

Bah oui, la semaine d'anniversaires ... ça fait rigoler tout le monde mais quand tu es si peu aidé par les lauréats de ladite semaine et que tu te casses le cul à trouver des idées pour tout le monde et pallier les effets de bord, bah oui, le lendemain du septième jour, tu es un peu crevé. Ça semble évident mais pas pour tout le monde.

Donc oui, Zolimari qui rentre à 21h alors qu'il était censé partir une heure plus tôt, ça m'a bien gonflé. En plus, j'avais faim et comme il y a des chocolats qui traînent partout, j'en ai mangé ... ce qui est tout à fait cohérent avec la discipline alimentaire à laquelle j'essaye de m'astreindre. Donc, à son retour même pas accompagné de la moindre excuse ou remerciement pour tout ce que j'avais fait en l'attendant une fois encore, bah oui ... ça m'a mis dans une colère noire.

Résultat ? Pas un mot ...
Ah ça oui, je suis con des fois mais c'est comme ça. A force de trop tirer sur l'élastique, faut pas trop s'étonner qu'il claque.
Hop, couché sans un mot à 22h20 parce que ça ne sert à rien d'attendre une réaction. Moi, j'avais besoin de présence, tant pis.
Je ne suis pas capable de commencer mes soirées sur commande du moment où l'on daignera essayer de participer à une vie quasi normale de couple. Poser des limites qui sont continuellement renégociées ou reculées de fait me fatigue profondément, surtout si c'est pour consacrer du temps à un boulot qui ne le contente pas du tout et qu'il subit ...
Y a un truc que je ne comprends pas chez les gens qui ne disent jamais non, ou qui sacrifient ce qui leur est essentiel.

Ce matin, je me suis levé aux aurores [c'est dire de quelle humeur je suis] puisqu'il faut tout sacrifier au boulot et bosser comme des ânes ... c'était pas ça le message d'hier soir ? Ah bah voilà, je ne comprends jamais rien de toute façon.

Ouais, je suis un sale con quand je veux et là, j'ai pas envie de ne pas l'être puisque j'ai vraiment l'impression qu'on me prend à beaucoup trop d'endroits pour un con. Donc, moi aussi je ne vais jamais respecter mes délais, changer toujours mes priorités, compter en permanence sur le fait que quelqu'un d'autre fera à ma place, abuser de la résilience des uns et des autres, balancer de la merde sur les réseaux sociaux en sur-jouant de m'étonner qu'on ne me réponde pas. Faut faire la connasse ?
J'en suis incapable et c'est bien ça mon drame. Au boulot comme ailleurs, je vis super mal qu'on s'essuie les pieds sur moi, comme si j'étais un paillasson à humeurs sur lequel se défouler devait être permis. Rien ni personne ne le peut.

En colère moi ? Si peu ... juste que se casser le cul autant pour tout le monde, je ne vois pas bien ce que j'en retire. Même pas des excuses, ce serait trop demander ...
Heureusement que je n'en ai pas parlé ...

Tto, qui en a ras-le-bol