C'est un brin compliqué dis donc ce matin ... deux publications sauvages qui n'étaient pas prévues, le retour de la vengeance d'UNE FOIS PAR MOI et zou ... me voici me revoila histoire de rétablir un peu d'ordre dans ce grand bazar de tous les diables !!! Bref, pas d'inquiétudes : ton Tto gère, ton Tto contrôle et surtout ton Tto déraille à fond les ballons [ceci lié à une nuit que nous allons qualifier d'agitée et peu reposante ... pour la seconde fois consécutive et non, ce n'était pas pour faire des bébés].

question

Ainsi donc, ma onzième question suscite bien des commentaires ... Ah oui, la onzième question à la chaîne au moyen de laquelle j'ai infligé à d'autres le châtiment que Tambour Major avait cru nécessaire de m'adresser. Il faut dire que j'aime bien poser des questions comme ça qui, toutes ouvertes qu'elles soient, en disent beaucoup sur celui qui a la charge d'y répondre. Définitivement, je crois que je suis un très bon interrogateur ... et tu sais quoi ? J'adore ça !

Si je peux te faire une confidence, il faut savoir que j'ai régulièrement aimé me livrer à cet exercice. Jadis sur Formspring [lorsque je m'amusais à animer ce réseau qui a perdu, depuis, beaucoup d'attrait pour des raisons au sujet desquelles je me suis largement exprimé ici], quelques fois par messages privés sur Facebook, plus souvent par courrier électronique, je pose beaucoup de questions. Anodines parfois ["qu'est que tu as mis comme parfum ce matin ?"], futiles ["quel est le premier objet qui croise ton regard sur la droite ?"], vachardes ["qu'est ce qui te donne l'illusion de croire que l'on t'aime ?"] ou alors très personnelles ["de quoi tu as envie, là tout de suite maintenant ?"], mes questions fonctionnent selon le rythme du marathon, par salves. Poser une question comme ça n'a pas beaucoup de sens dans la mesure où je joue beaucoup sur le rythme de mon interrogatoire. J'alterne parfois les sujets, je panache aussi le ton [passant de l'humour au deeply profond], je thématise pour les esprits que je perçois ordonnés ... bref, je conduis une étude et une analyse assez fine du sujet sur lequel je jette parfois mon dévolu.

Quid du sujet ? Ah ça ... c'est souvent le mystère. Quelques lecteurs de ce billet reconnaîtront ce dont je parle parce que certains ont déjà eu droit à ce marathon de questions. Certains ont jeté l'éponge parce qu'on approchait trop frontalement de choses au sujet desquelles leur aisance était mise à mal étant précisé que j'ai une qualité première dans cet exercice : je pose toujours les questions qui dérangent parce que j'identifie très vite les esquives dans lesquelles je m'engouffre comme un affamé se jette sur une bouchée de pain. Et forcément, si ma victime esquive et évite de me parler de quelque chose, je redouble de questions éliminant à chaque fois davantage la possibilité de m'échapper. Mais pour en revenir au sujet, je m'attache à choisir des gens qui ont des choses à m'apprendre. J'aime les histoires, j'aime les personnalités, j'aime les failles et j'aime le courage de se livrer à moi.

On m'objecte souvent que c'est très compliqué de se confier intimement à quelqu'un qu'on ne connaît que comme ça, au détour de billets quotidiens que je structure de façon à ne livrer de moi que ce qui m'arrange [c'est ce que croient mes détracteurs]. J'entends l'argument de la confiance mais j'y réponds avec le même : la confiance. Quel intérêt aurais-je à trahir la confiance alors que l'exercice ne vaut que par elle, à quoi me servirait-il d'utiliser ce qui m'est dit à d'autres fins que celle du dialogue ainsi entamé ? Oui, ma curiosité me fonde à poser beaucoup de questions et je vais parfois plus loin qu'envisagé au départ au gré de ce que je découvre, au gré de la confiance, au gré de l'envie partagée de déballer.

Alors ... en effet et pour peu que l'on en ait envie, je mute en confident, en analyste ou que sais-je encore ... Finalement, je me fiche pas mal de savoir exactement ce que tu en as fait quand tu as joui, ce qui m'intéresse c'est de savoir quel rapport tu as avec l'objet de la question, cela m'apprend quels mots tu poses sur ça, quelle distance tu as avec ta sexualité ... Oui mes questions peuvent être très sexuelles parce que j'adore déconstruire le personnage que chacun s'est construit en la matière, comme une mythologie à laquelle on s'efforce de croire et que je passe à la sulfateuse pour en faire ressortir l'authenticité d'une personnalité, à mes yeux.
Sexuelle ou pas, je suis avide d'intimité et je me nourris de celle que l'on m'offre au gré des réponses qui me sont faites, lesdites réponses appelant d'autres questions plus précises, plus affutées, plus ... chirurgicales.

Si l'on imagine qu'il s'agit là de drague, c'est que vraiment nous ne sommes pas sur la même longueur d'ondes. Je ne cherche pas à brancher [je suis mille fois plus prédateur en cette circonstance], je n'en ai pas besoin comblé que je suis avec l'homme qui partage ma vie. Mais lui aussi sait à quel point mes questions sont redoutables, à quel point les mots choisis sont pesés et stratégioquement employés, à quel point ces questions sont loin d'être gratuites et qu'elles ont le redoutable avantage, dois-je le confesser bien immodestement, de faire avancer celui qui accepte de s'y soumettre.

Tto, qui a toujours quelque chose sur quoi t'interroger