20-12

This is the end
Hold your breath and count to ten
Feel the Earth move and then
Hear my heart burst again
For this is the end
I've drowned and dreamt this moment
So overdue, I owe them
Swept away, I'm stolen

... tu connais ces paroles et elles résonnent en moi depuis quelques jours. Parce que oui, c'est la fin. J'ai retenu mon souffle, j'ai compté jusqu'à dix, j'ai senti la Terre bouger et mon cœur s'est serré. Je savais que ce moment allait arriver et c'est bien ce qu'il s'est passé. J'ignore si c'est formidable mais sur le papier oui, cela va me faire du bien.

Jeudi soir, j'ai remis ma démission.

Brutalement ... chirurgicalement ... avec maîtrise et une forme de froideur qui me ressemble tout à fait lorsque les pages se tournent.

J'aime être le maître des horloges quand il s'agit de décisions qui me concernent. Je maîtrise tout, les mots sont choisis, les pions avancent exactement là où il faut, comme il le faut avec cette impression inexorable que rien ne pourra s'y opposer.

Cette démission a sonné comme la foudre qui s'abat sur les certitudes de certains. Ne sont surpris que ceux qui n'écoutent pas ce que je dis, tant j'avais lancé le maximum de signaux faibles avant.

Le plus dur, c'est pour mon équipe parce que le choc est sismique et que certains annoncent déjà ne pas s'en remettre. Oui mais voilà, la proposition qui m'a été faite coche quasiment toutes les cases de ce que je sais faire et bien faire parait-il. En plus, j'ai négocié comme il faut mon salaire de sorte que je fais une "sacrée culbute" comme le dit Zolimari qui trouvait que j'étais trop gourmand. Enfin, j'accède à ce statut tant mérité parait-il, qu'on me refuse encore à la Compagnie Chérie. Donc bon, pourquoi refuser ? Bah voilà ... pourquoi refuser.

C'est un peu ce que j'ai expliqué à ma chef. Je comprends que ce n'est pas une bonne nouvelle, c'est même une très mauvaise nouvelle pour elle. Mais voilà, on ne me retient pas par des mots ou des promesses non tenues. Je ne crois que ce que je vois et là, voilà trois ans que j'attends de voir ... ce que d'autres me proposent directement sans que cela ne soit à négocier.

Le compte-à-rebours a donc commencé. Froidement avec la conversation téléphonique, j'ai donc adressé ma démission avec tous les avis de réception possibles pour que le délai commence à courir.

Froid et chirurgical, je déroule mon plan avec la placidité de celui qui va surprendre tous les autres quand ils l'apprendront. Moi, je regarde déjà ailleurs, je suis déjà parti.

Donc c'est une nouvelle page qui se tourne, onze ans après être arrivé ... c'est d'ailleurs rigolo de voir que je reste finalement environ dix ans dans une entreprise à chaque fois. On verra bien pour la prochaine, il faut maintenant se préparer parce que les festivités vont être intenses. Le menu est roboratif comme je l'ai dit plusieurs fois en entretien [dont un entretien passé alors que j'étais sous Covid intense et drogué au Doliprane]. Oui donc voilà, une nouvelle aventure se prépare, le temps pour moi de terminer celle-ci, ce qui ne sera pas si simple notamment émotionnellement. Je n'ai pas l'air comme ça mais derrière le masque de la froideur, il y a toujours un petit cœur chaud qui bat.

Tto, qui s'en va

Modèle du jour : Antonio, Instagram