CQFD - Why women killC'est peut-être dans les vieux pots que l'on fait les meilleures soupes mais chez Marc Cherry, l'adage tombe mal. Et déjà qu'on pouvait rester un peu sur sa faim avec la première saison de "Why women kill", la seconde achève ce qui pouvait encore laisser confiance.

Alors oui, c'est rétro, c'est faussement féministe, c'est filmé comme Cherry fait filmer ses intrigues depuis des années, c'est coloré au point que chaque épisode permet de régler sa télé si besoin, c'est mal joué aussi bien qu'avant et, surtout, les ressorts scénaristiques sont invariablement les mêmes traduisant les obsessions de l'auteur.

Bien sur, il serait injuste d'accuser Marc Cherry d'être le seul à faire ça, Ryan Murphy étant un Everest en la matière. M'enfin, savoir si peu se renouveller à ce point alors qu'on met autant d'argent pour avoir quelque chose un brin novateur pour une copie si paresseuse, c'est presqu'agaçant.

Si tu n'as pas pris le train en cours de route, ne t'inquiète pas : les fondamentaux de "Desperate Housewives" sont tous au rendez-vous, sauf le fils gay fait défaut. Mais sinon, c'est carton plein au point même que les scènes extérieures donnent l'impression d'une immersion dans la série multi-diffusée par M6. Les latinas sont forcément vénales et vénéneuses, les grosses frsutrées mais elles ont bon coeur, les asiatiques ont forcément pris ce qu'il y avait de pire dans la culture américaine et le paraître est une religion de laquelle il est quasiment interdit de s'absoudre. Ajoute à cela la cohorte de bons sentiments et la vague critique des équilibres sexistes d'antan [si tu cherches une critique de la ségrégation raciale, passe ton chemin Cherry ne donne pas dans cette crêmerie là ... c'est le schéma Disney familial des années 50 qui l'excite].

Donc que faut-il penser de la saison 2 avant de redouter la mise en production de la saison 3 déjà commandée ? Bah pas grand chose parce que pour redouter quelque chose, il faudrait avoir quelque chose à craindre. Là, comme on ne peut s'attendre à rien sinon que d'assister à un festival de mimiques encore plus exubérantes que lors de la première saison, de poncifs éculés jusqu'à la corde et du constat désarmant d'une incpacité évidente au moindre renouvellement, on regarde donc passer la série avec ennui, yeux au ciel edvant tant de paresse ... cela pourrait presque être drôle si l'on prenait cela au second degré avec le recul de caricature mais même cela ne prend pas. M6 case péniblement des écrans publicitaires et, nous, on se dit que la télévision de 2022 n'a vraiment pas compris qu'avec ce genre de niaiseries même pas sympathiques, elle est déjà morte mais elle ne le sait pas encore.
"Why women kill" est un peu comme ces moments pénibles dont tu sais déjà qu'ils seront laborieux, affligeant, douloureux, navrant et d'un ennui sans fin. Cela ne confirme qu'une chose : quand cela part mal, c'est impossible de rectifier le tir si l'on ne s'en donne pas les moyens. Là, n'espère rien : c'est une bouillie tiède et rien d'autre. On serait même tenté de conseiller aux filles qui cachetonnent là dedans de mieux diriger leurs instincts de meurtre pour abréger leurs souffrances comme les nôtres.

Tto, qui ne trouve rien à sauver dans ces femmes qui tuent tou intérêt