fatigue-au-reveil

En me brossant les dents ce matin, je me disais une chose : j'ai encore fait bien vite !

Il faut dire que le réveil est une phase de la journée que je déteste. Cela ne tient pas seulement au fait qu'il est synonyme de devoir aller travailler, non c'est le réveil en tant que tel. Il vient généralement après une nuit qui n'est pas souvent réparatrice [j'ai suffisamment expliqué ici que je passe mes nuits à purger mes angoisses et, parfois, je suis empêché de dormir à cause du ronron sonore du garçon qui partage ma vie], donc déjà rien que ça, c'est pas terrible.

Ensuite, il faut aussi souligner encore une fois le fait que je déteste les changements de rythme et si le réveil n'en est pas un, je m'appelle Jean-Paul.

Donc oui, ce n'est pas tout à fait le moment de la journée que je préfère et c'est la raison pour laquelle, avec le temps, j'essaye de trouver les moyens de le rendre moins désagréable qu'il sait pouvoir l'être.

Déjà, pour tous ceux qui ont pu me croiser à ce moment là de la journée et malgré tous les atours possibles, une chose est claire : je parle peu voire pas. Oui, ça m'aide et je me fous un peu que ce soit peu ou pas convivial. Là je te l'avoue : j'en ai rien à battre.

De plus, j'évite de larver ... quand je me lève, il faut que cela aille vite parce que, justement, cette page délicate doit être tournée vite ... un peu comme une punition dont on peut imaginer qu'elle sera toute aussi pénible qu'elle soit courte ou longue donc moi j'ai choisi mon camp : je fais en sorte que cela aille vite. Donc oui, c'est ramassé, c'est condensé et c'est surtout qu'il ne faut pas traîner. Donc hop hop hop : j'allume la radio, je file aux toilettes, j'enquille sous la douche [qui ne dure pas des plombes non plus], je m'habille [je repasse avant une chemise si le besoin s'en fait sentir], je rassemble ce que je peux d'affaires strictement nécessaire pour la suite [des clefs, un meilleur téléphone du monde, des badges d'accès ou que sais-je encore], je me brosse les dents, un coup de sent-bon et hop, je sors ... cela ne prend pas plus d'une demi-heure chrono [mon record est, je crois, tout compris d'être tombé à douze minutes entre le premier orteil posé par terre et la porte qui claque].

Le hic, c'est quand cette mécanique bien huilée est contrariée par un embouteillage de salle de bains, la centrale vapeur qui n'a plus d'eau, les clefs dont on ne sait plus où elles sont ... bref, le truc agaçant qui prend tout de suite des proportions apocalyptiques. Et là, je peux te dire que mon regard n'est plus noir : je suis un serial killer en puissance parce que déjà que ça me gonfle de me lever mais si en plus tout est fait pour me contrarier, ça ne va pas le faire !

Et comme je suis certainement totalement masochiste, je m'oblige aussi à me lever tôt alors que je suis tout sauf un lève-tôt. Pourquoi ? Parce que franchement déjà que tout cela est pénible mais si en plus il faut se taper du monde dans les transports ou sur la route pour aller bosser, alors là non. Mes envies de génocide reviennent vite et, du coup, pour préserver le peu d'humanité qui doit encore se trouver quelque part chez moi, je préfère me sacrifier et me lever tôt. Mais évidemment, cela n'arrange rien parce que, déjà que tu as compris que je n'étais pas de bonne humeur, me lever tôt achève le peu d'espoir de trouver quelque part une once de gentillesse de ma part.

Et pourtant tu sais quoi ? S'il y a bine un truc qui me dégomme d'entre tous, c'est bien de me réveiller seul ... là tu peux être sûr que si j'avais des armes de destruction massive sous la main, la planète y passerait.

Tto, qui ne devrait plus penser le matin