L'extension maximale du domaine de la lutte

Ca n'a l'air de rien mais attendre un ascenseur pendant quatre longues minutes peut être quelque chose de banal voire d'insignifiant dans la vie de tous les jours. Sauf qu'attendre un ascenseur autant alors qu'il est 07:18 du matin et qu'on est déjà au boulot, qu'on vient de se taper les transports avec la mauvaise éducation des connards qu'on devrait éviter à cette heure là [c'est d'ailleurs l'une des motivations d'un réveil si décalé], qu'il y a un monde de dingue à La Défense comme si la guerre devait être déclarée ... que la suite de la journée sera une succession de combats interrompus [même pour aller manger, puisque je refuse de sacrifier au réfectoire, je dois me taper le peu d'échoppes qu'il y a autour et là c'est la misère] jusqu'au soir où il y aura évidemment un problème dans les transport que l'autre connasse de Pécresse serait bien inspirée de résoudre plutôt que de vouloir faire croire à tous qu'elle aurait les épaules pour être présidente de la République ... bah oui tout ça, ça gonfle.

Source: Externe

Mais attends ... tu pensais qu'en arrivant chez moi, exténué, cela allait s'arrêter ? Mais non ! Ca continue : j'échoue sur le canapé comme une âme en peine, attendant comme tous les soirs que la soirée puisse commencer à la faveur du retour du mari prodigue, qu'il va falloir attendre et attendre encore pour qu'au final le constat soit fait à 20h25 qu'il n'y a pas grand chose qui me fasse plaisir à manger [oui, des petits pois vapeur, c'est bon ... non !] donc je me rabats sur une conserve de beanz, qu'ensuite l'enjeu géostratégique va être de savoir ce que l'on va regarder à la télé parce qu'une soirée sans se scotcher devant la télé ce n'est pas possible et enfin, pour aller se coucher, bah il va falloir que je lutte encore parce qu'entre les ronflements et le fait qu'un spasme intervienne toutes les onze secondes, je n'arrive pas à dormir.

Bah tu vois ... à 00h45 alors que j'étais réveillé depuis 6h12 et que je me suis envoyé tout cela sans aucun sas de décompression, oui j'avoue que j'ai été un peu fatigué et que la colère m'est venue ! Evidemment, cela n'a pas aidé à ce que je puisse m'endormir ensuite ... pas grave, il fallait ce matin que je me lève à 6h [moins de 5h de sommeil pour la énième nuit consécutive] et que je m'envoie une journée marathon où sept réunions étaient prévues, un déjeuner et j'ai aussi calé trois signatures qu'il fallait faire depuis un bail.
Et toi ça va sinon ? Nan parce que moi, j'avoue que je commence à saturer.

Tto, en lutte