2020 - LA PREMIERE FOISTu l'as remarqué ? Je ne publie plus vraiment tous les jours en ce moment. Ce n'est pas le manque d'inspiration, je t'assure. C'est un peu le temps mais c'est surtout que ce qui sort n'est pas franchement publiable en fait ...

Oui, par le passé, j'ai déjà connu ce problème : ce qui sort de ma plume est très violent, très tranchant voire même très dur au point que je me censure. C'est assez paradoxal à bien y regarder. Cette censure procède de plusieurs leviers :
- d'abord strictement personnel parce que, si je ne regrette pas ce que j'écris en général, je ne me reconnais pas nécessairement dans ce que je lis ;
- puis conjugual parce que ce que j'écris pourrait avoir encore des conséquences fâcheuses considérant qu'il a raison de me dire qu'il devrait être le premier à lire ou entendre ce que j'ai sur le coeur ;
- ensuite amical parce que j'ai été, je suis et je serai très déçu par ceux qui m'entourent, et quand je suis déçu je n'y vais pas par quartre chemins et la sulfateuse à côté, c'est un mini-ventilateur ;
- enfin d'un point de vue éthique parce que des choses mériteraient d'être dites mais pas forcément devant tout le monde comme ça.

C'est la raison pour laquelle j'écris mais je ne publie pas. C'est la dark-side où je règle mes comptes et je ne peux que prier pour qu'une erreur de paramétrage n'expose pas tout aux yeux de tous. Mais de quoi s'agit-il ?

A vrai dire, voici une courte liste :
- La fidélité aux règles monogamiques
- Mes parents qui vieillissent
- Un solde de tout compte avec Benjamin
- La trahison des paroles amicales auxquelles j'ai cru
- La déception de celles et ceux que je pensais plus en phase avec ma façon de voir les choses
- Le renoncement à ma paternité
- Les vertus du suffrage censitaire
- Mon exhibitionnisme
- Les preuves de l'hypocrisie de ceux que l'on porte au pînacle sur des sujets douloureux
- Mon art du mensonge
- etc

Déjà qu'il y a plus de quinze ans avoir écrit que mes tantes avaient eu un comportement crétin a justifié que la famille implose [oui, c'est tellement facile de me rendre responsable de cela], alors imagine si je publiais ce que j'ai à dire sur le comportement de mes amis, sur la méchanceté de celui dont j'étais extrêmement proche ici, sur la face cachée de celui que tu lis périodiquement ... non non, cela vaut mieux de garder cela bien au fond. De toute façon, je te rappelle que le titre de ce blog n'a pas été choisi par hasard : c'est UNE vie de Tto et non pas la vie de Tto. Je t'assure, c'est mieux ainsi ...

Tto, qui se filtre tout de même