washing machinePour qui sait lire entre lignes, pas besoin d'expliquer la tourmente actuelle liée au fait que la fatigue est profonde sinon mortelle.

Oui, vraiment, j'ai encore passer un savoureux congé de fin de semaine à me dire que la tourmente est un état que je commence à ne plus pouvoir voir en peinture. C'est simple, c'est au delà du supportable. Pourtant, Zolimari me soutient, m'aide tout ce qu'il peut, me rassure autant qu'il le peut, me supporte dans tous les sens du terme et je pourrais continuer longtemps ainsi.

La faute à ? La fatigue oui mais pas seulement. Un boulot que je commence à détester [plus exactement, la Compagnie chérie que je commence à détester avec son lot d'hypocrisies et de venins dont mes veines ne supportent plus le passage], un collaborateur qui veut partir alors que c'est sur lui que repose ma survie, des visites de futur chez nous qui n'aboutissent pas parce qu'il y a toujours un truc qui ne va pas [mais pas un petit truc, un gros truc !!!], des choses censées se boucle qui ne se bouclent pas [et je ne parle pas de la bouche de ceux qui m'agacent parce que celle-là elle ne se boucle pas] et j'en passe.

Oui, tu l'as reconnue : c'est la machine à laver en programme essorage qui est de retour et qui me donne tellement le tournis que les réflexes reviennent : je me réfugie dans ma grotte.

C'est Zolimari qui m'a expliqué cela samedi matin, me voyant les yeux rouges lui confier que j'étais au bout de ce que je pouvais endurer. Il m'a rassuré, il a tenté de déminer et de remettre à sa juste place ce qui devait l'être, il m'a rappelé les forces que je ne vois plus et a minimisé les faiblesses que je trouve incommensurables alors qu'elles ne sont pas grand chose. S'en est suivie une séance de sport où j'étais complètement ailleurs à me regarder être un spectre de quelque chose que je ne comprends plus.

Oui, je suis dans un état qui n'est pas proche de l'Ohio mais le moral est au dessous de zéro parce que je suis rincé. C'est là que la machine à laver retrouve toute sa cohérence : rincé, essoré, dégommé ... 
J'angoisse pour des choses qui n'ont pas lieu d'être, pour un séminaire [parce que c'est le premier que je fais] qui va m'occuper pendant trois jours, pour tout un tas de dossiers et de sujets qui n'avancent pas alors que cette boite fonctionne comme cela, pour une pression que je me mets tout seul alors que la médiocrité ambiante ne s'en soucie guère, pour une impression de blocage généralisé au sujet de quoi je ne vois aucune solution. En d'autres temps, j'aurais pris ma voix de stentor à l'adresse de celui qui m'aurait confié cela en lui disant que s'il n'y a pas de solution, c'est peut-être qu'il n'y a pas de question. Oui mais voilà, les bonnes recettes ne fonctionnent pas sur moi puisque je les connais par cœur.

La grotte est donc ce lieu où je me réfugie, je me mure dans le silence, je m'astreins à me rendre malheureux en m'en foutant plus qu'il n'en faut plein la tête et Zolimari assite, impuissant, à cette déconstruction sauvage et impitoyable.
La seule éclaircie aura été de préparer les vacances avec le circuit que nous allons faire et qui me fera prendre un bol d'air magistral. J'espère simplement qu'une fois parti, l'épidémie va repartir et que je ne pourrai pas rentrer ! Oui oui, j'en suis là ...

Le Ttobleau de bord de juin sera pour demain et tu vas voir que malgré tout, il y a du positif partout [et là, pas qu'un peu].

Tto, tout par terre