Séquence vacancesParce que te décevoir est toujours dans mes cordes, tu vas voir que je ne vais pas me moquer de toi aujourd'hui et déjà rien qu'avec cette vignette.

Suis-je sur la photo ou pas ... telle est la question mais surtout, ce que la photo laisse envisager est tout simplement mensonger.
Hein quoi ? Je ne pars pas en vacances ? Euh si ... demain soir, c'est la quille.

Hein quoi ? Je ne serai pas tout nu sur une plage ? Euh non ... en effet, pas sur une plage.

Vacances, j'oublie tout, plus rien à faire du tout ... 
Après 10 mois et 23 jours, soit exactement 328 jours [auxquels tu peux enlever le seul jour de congés pris pour étirer mon wikende à Budapest], voilà donc 327 jours non-stop que je viens de m'envoyer. Et comme souvent [oui parce que de tels marathons arrivent assez fréquemment tout de même], je jure mes grands dieux que cela n'arrivera plus parce qu c'est trop dur [une certaine habitude donc ...].

Ah oui c'est dur et c'est bien pour cela que ça fait du bien [ça marche toujours !!!]. Sauf que là, je suis rincé. Kaput, à ramasser à la petite cuillère après ces 327 jours où j'ai cumulé une nouvelle prise de poste, des angoisses dans tous les sens, des grèves, des gilets jaunes au comble de la stupidité, un confinement, une crise mondiale rarement vue, ... j'en passe et des meilleures. Comment te dire que je ne les ai pas volées ces vacances, ces trois petites semaines pour essayer de retaper ce qui peut l'être avant d'affronter le tsunami de la rentrée ...

Du coup, puisque je ne serai pas nu sur une plage à sauter comme un cabri, où vais-je aller ? Je vais à l'est ... 
Hein quoi ? A l'est vraiment ? Strasbourg tout ça ? Euh ... t'as pas bien compris. J'ai besoin de vacances, pas d'une lobotomie ni de faire un AVC. Et puis, franchement, ... tu me vois vraiment rester en France alors que ce pays vire à la névrose sur tout et surtout n'importe quoi ? Ça fait des gna-gna-gna dans tous les sens parce que le gouvernement n'a pas commandé assez de masques mais dès qu'il faut les mettre, ça hurle à la liberté individuelle pour excuser le fait que ça veut contaminer tout le monde. On débusque des complots dictatoriaux dans tous les sens mais on déverse des tonnes d'informations personnelles chez Facebook que l'on laisse diffuser des intox par kilos toutes les minutes.
Non vraiment chéri, je te le dis : je n'en peux plus de la France.

Du coup, et parce que ces vacances doivent avoir un goût particulier sans pour autant m'obliger à prendre l'avion [oui parce que Zolimari passe son temps à épier tous mes gestes pour vérifier que je ne déraille pas des gestes barrière qu'il impose à tout le monde ... mais lui fait la bise à des inconnues en Ardèche, passons], direction les routes pour aller en ... montagne !

Montagne + pas en France ? Ca sent l'Espagne alors ! Et bien non, encore raté. Direction les Dolomites.
Pendant une bonne dizaine de jours, je vais donc mourir de fatigue à me balader au grand air des sommets du sud Tyrol, au nord de la Lombardoie [oui je sais, un cluster]. Le programme est quasiment bouclé et l'on doit appeler un de mes lecteurs [qui lit forcément ces lignes sinon je le châtie ce soir] pour finaliser. 10 jours à la montagne, la vraie la grande, la belle.

Sauf que 10 jours pour 3 semaines, tu vas me dire qu'il en manque un peu. Forcément ...
Juste avant les Dolomites, nous ferons une petite étape fort sympathique du côté des lacs italiens. Majeur, Iseo et Come n'attendent que moi et ça tombe bien, ils sont sur la liste des voyages à faire depuis plus de six ans maintenant. Là aussi, randonnées à gogo pour perdre 10 kilos en essayant de naviguer entre les pizzas, les pâtes et les glaces. 

Il en manque encore ? C'est que j'ai omis de te dire que je vais passer trois jours à Annecy en apéritif et que nous repasserons par la Bourgogne pour revenir, histoire d'éviter d'être brûlés pour anti-patriotisme économique touristique.

Voilà, tu sais tout et tu as donc encore quelques heures pour m'asticoter et vendredi matin, au volant de la nouvelle Totomobobile toute bleue qu'elle est tellement jolie [enfin j'espère qu'elle le sera, on la récupère demain], à nous la montagne qui va nous gagner. Dépaysement assuré, espaces bienvenus après autant de télé-travail et de confinement ... tout ça pour essayer d'affronter la rentrée. 

Tu m'envies ?
Forcément, je te l'ai dit : j'adore décevoir.

Tto, bientôt sur le départ