2018 - LA PREMIERE FOISIl y a quelques jours, j'ai annoncé que j'avais plein de projets dans la tête et, comme par enchantement ou certainement davantage du fait d'une maturation inconsciente, il en est un qui a avancé ...

"Tu as une belle voix", "Tu sais poser les questions", "Les gens te parlent naturellement", voilà ce que j'entends régulièrement et je me suis demandé s'il n'était pas judicieux de combiner ces quelques qualités pour produire quelque chose de nouveau.

Depuis quelques années, j'ai envie d'incarner autrement que par l'écrit sans pour autant le délaisser. Tu me diras que je n'ai déjà pas le emps de tout faire à l'heure actuelle, pourquoi diable aller chercher une nouvelle couche d'activité ? Parce qu'il y a dans cette quête la curiosité, la curiosité de l'autre.

CLAIR OBSCURC'est ainsi qu'est né dans mon esprit fécond l'envie de faire parler, de découvrir des personnalités, de faire la lumière sur ce qui est caché ou retenu. Disons le mot, "retenu". Oui parce que révêler des secrets cachés, je n'y trouve aucun plaisir et j'avoue que j'ai une conception sacrée du secret. Donc non. En revanche, ce qui est retenu et qui ne demande qu'à sortir pour libérer, pour s'apaiser, pour expliquer ce que l'on ne parvenait pas à expliquer ... voilà ce qui m'intéresse et qui me fait envie : trouver des instants de vérité et les garder comme des témoignages d'un moment assez unique.

"Clair obscur" est donc le nom de ce projet que j'ai envie de monter, pour lequel j'ai déjà tout prévu. Format d'une heure, conversation dans le noir, séquencement à peu près clair [après une introduction, 3 parties : "Ah", "Hé", "Oh"] et surtout l'envie de découvrir et d'accompagner celui/celle qui écoute dans la découverte de celui/celle qui sera en face de moi, dans l'obscurité.

Pourquoi dans le noir ? Parce qu'on se dévoile davantage dans le noir ... c'est une constante que j'ai observée. On ne se sent plus regardé, donc moins jugé, donc la parole est plus aisée. Le noir coupe aussi la vision et met finalement celui/celle qui parle à égalité avec celui/celle qui écoute. Cela rapproche et fait tomber quelques barrières.

Une heure c'est court ... et pourtant, il peut s'en dire beaucoup de choses en une heure. C'est finalement mon ambition et celles/ceux qui ont déjà connu les délices de mes interrogatoires [épistolaires ou non] savent qu'une heure est largement suffisant pour parvenir à sortir quelque chose. Bien sur, tout sera cadré et j'espère que cela intéressant. Je cherche actuellement quelqu'un pour faire le pilote. Mais tout est sur le papier désormais, le projet est ficelé ... il pourrait bien réserver de jolies surprises et des moments uniques tandis, qu'avec ma voix, nous irions sur des chemins peu fréquentés. J'ai tellement envie de jouer avec mon organe ...

Tto, qui adore poser des questions