Too muchPeut-être est-ce la somme des contrariétés accumulées depuis longtemps ... peut-être est-ce surtout ce nouveau boulot où j'ai encore plus qu'avant le sentiment d'être dans une machine à laver en programme essorage avec le petit bonus consistant à ne pas tout comprendre et donc avoir le sentiment d'être à la ramasse en permanence ... peut-être est-ce le contre-coup du confinement qui a renforcé la bulle de protection que je me suis construit au fur et à mesure et qui doit, là, être encore remise en cause.

Je ne sais pas mais je sais simplement une chose : ça ne va pas fort et j'accuse le coup de façon nette. Je dors très mal, je suis très fatigué, j'ai le sentiment d'être asphyxié ... tellement que j'en ressens des douleurs assez physiques : mal aux épaules, jambes lourdes et j'en passe.

Oui, peut-être que les ambiances de cour de recréation sous mes fenêtres tous les soirs alors qu'il faut se concentrer un tantinet pour essayer de construire des trucs qui tiennent la route [alors que je ne les maîtrise pas vraiment], peut-être que l'accumulation de films déprimants regardés par Zolimari [celui d'hier soir diffusé sur Arte m'a achevé], peut-être que les bruits ronflants de travaux dehors et un peu partout autour de moi [les voisins qui enfoncent des clous dès 8h du matin, tu as juste envie de les jeter par la fenêtre], peut-être que les sonneries de téléphone tout le temps et les musiques stridantes écoutées par Zolimari me cassent la tête aussi ... peut-être que tous ces peut-être se surajoutant les uns aux autres n'autorisent pas à arriver là où j'en suis.

J'essaye pourtant de faire des efforts, de prendre toutes les distances possibles mais quand tu as l'impression de te consumer de tous côtés [pas forcément tous, cela dit], que le Doliprane ne peut plus rien faire contre un fichu mal de tête et que la pression est de toutes parts, alors oui "prendre du recul" est impossible ou procède du voeu pieu.

Pas gai hein ? Bah ... en même temps, tu n'as jamais cru que ma vie était un conte de fées disneyïfié ou que je faisais semblant de te raconter des trucs incroyables qui n'existaient pas ici ? Ah non, laisse ça à ceux qui s'amusent à me taper dessus stérilement parce qu'ils ne courront jamais aussi vite que je les emmerde. Ça leur plaît de croire que je fais mon intéressant pour flatter mon nombril ici alors que s'ils étaient moins nombrilistes [et donc attachés à croire que leurs valeurs sont universelles et nécessairement partagées], ils accepteraient la différence de focale. Tel n'est pas le cas.

Allez hop, ma journée est loin d'être terminée ...

Tto, un peu abruti par tout cela