Tous les ans c'est pareil

C'est comme une habitude ... oh bien sur, qui a dit que toutes les habitudes sont bonnes ? Là clairement, elle ne l'est pas mais il faut bien se rendre à l'évidence : à chaque mi-février, je suis malade.

Une fois, le 14 février, j'ai mis les pieds dans un avion et suis parti pour le Costa-Rica en me disant que ça allait bien me les casser d'être malade là-bas tellement j'étais enrhumé et souffreteux : arrivé à San Jose, j'étais guéri dis donc ! Depuis, j'ai compris que mon corps n'aime pas mon mode de vie. Et c'est peut-être pour cela qu'à chaque mi-février, il me fait comprendre qu'il en a plein le cul, qu'il réclame un coup de pédale ... de frein pour essayer de se remettre du tourbillon qui me sépare invariablement du lointain retour de congés estival qui date de plusieurs très longs mois. Oui oui, tu l'as deviné : j'ai la gorge en feu, je vis dans le smog depuis trois jours, je vais bientôt mourir parce que je suis juste enrhumé et je me dope à ce que je peux [actuellement, la tisane thym-citron-miel ... bienvenue chez Papy !] pour essayer de tenir ce qui peut encore l'être.

Inutile de te faire le détail de ma nuit, un peu fiévreuse : je me suis réveillé autant de fois qu'il le faut pour être zombiesque le matin. J'ai eu chaud, j'ai eu froid. Bref, je suis une loque qui parle du nez, dont la voix déraille si je parle plus de vingt minutes ... Coronavirus peut-être pas mais patraque, assurément ! Et oui, on est le 19 février, on a dépassé la moitié du mois où je tombe malade et pourtant, j'ai tout fait pour passer au travers, jusqu'à voyager dans les transports avec des gants pour éviter toute contamination de cet ordre. Hélas, c'est sans compter le manque d'hygiène général fait de toux qu'on ne cache pas avec son bras, d'éternuements non-retenus et autres joyeusetés du genre qui fait que tu te demandes pourquoi on donne encore des leçons aux chinois [ah ok, c'est vrai, c'est encore pire].

Donc bon ... malade sans l'être vraiment tout en l'étant un peu, d'ici la fin de la semaine, j'aurai ma voix de camionneur toute cassée et puis je vais encore passer une ou deux nuits compliquées mais cela ira ensuite. C'est comme ça, c'est le mois de février [je ne l'aime pas ce mois de février mais il est toujours moins pire que le mois de novembre !].

Du coup ? Mon humeur de lundi ne s'arrange guère et j'en viens à me dire que ça ira forcément mieux plus tard. Si si, forcément sinon c'est à se flinguer en fait ...

Tto, balade