2019Tu viens d'arriver ? Tu as dormi toute l'année et tu te demandes bien ce que j'ai pu te raconter ces douze derniers mois ? C'est aujourd'hui la chance qui t'est offerte de rattraper le temps que tu as consacré à autre chose. Aujourd'hui, on fait la récap de l'année 2019.

Du billet inaugural de l'année du 1er janvier 2019, que reste-t-il ? Du Brexit annoncé qui n'a toujours pas eu lieu aux fêtes que j'avais anticipé, tout ne s'est finalement pas passé comme prévu et c'est tant mieux. Mais en ayant écrit 355 billets au cours de l'année [paf, le mythe de l'écriture quotidienne en prend un coup cette année encore], que faut-il retenir ?

Déjà on peut parler du monde en général et cette année encore, je n'ai pas eu la plume dans ma poche. De la toxicité de la société dite de l'information, du Grand Débat National, des viscissitudes du Brexit ou encore, j'ai essayé de parler de l'époque dès janvier sans oublier quelques départs. Puis, il y eût ce diagnostic régulier de l'état du pays, le décès de Karl, les meubles Ikea dans toutes tes séries préférées, des tartes jolies qui donnent faim, des saucisses qui donnent également faim, de tout un tas de choses sans liens les unes les autres sauf que c'était le printemps, la consommation cachée de sucres dans les plats préparés, du paradis des dyslexiques, l'incendie de Notre Dame de Paris avec ses externalités positives, et je me suis étonné de la simultanéité de pages qui devaient se tourner et notamment au cours d'une folle semaine. Les élections européennes et de leur résultat ou l'omni-présence du plastique, j'en ai parlé aussi oui. D'homophobie aussi, mais j'ai aussi commis un billet sur l'avis de Vincent Lambert. Le rainbow marketing du mois de juin, l'enfer du Débarquement, le jeu du jump-ass, et même la canicule [avec un titre "Une chaleur de pute" qui fait dans la finesse], pas de sujet interdit jusqu'à l'arrivée des vacances et la conclusion de la saison XIV. Tu as même appris plein de choses sur ton propre corps, j'ai ré-évoqué les déboires d'une institution radio, je t'ai narré le destin singulier de Karl Gorath, le pillage des hippocampes, la dictature des moustiques, le mot anti-stress, la limite du corps humain, les selfies accidentogènes ... La rentrée étant arrivée, c'est Jacques Chirac à qui j'ai rendu hommage et Jessie Norman. J'ai tout autant expliqué en quoi je pensais que l'on était en train de basculer, inexorablement. De bascule d'ailleurs il est question d'un point ce vue plus personnel avec l'infléchissement de certains de mes comportements dont celui de faire ou pas un sapin. 1975 aura été l'année de référence de la fin 2019,

Je me suis livré à quelques réquisitoires : l'affligeant Yann Barthès, les ratées du féminisme, le "folklore" homophobe de la fédé des footeux, l'étiquette du gay convenable, la vulgarité de l'époque, LCI, Thierry Samitier et la Hanounisation des écrans, et Greta Thunberg.

Tu as également retrouvé des billets plus traditionnels comme celui des soldes, celui du jour le plus déprimant de l'année, le billet spécial Super Bowl, le billet Saint Valentin, le jeu de mots pourri du 1er avril, le billet de déclaration de régime, le POP UP spécial Eurovision pour se préparer au Concours, le POP UP spécial pour la finale de l'Eurovision et même que tu as eu le droit à un billet du lendemain du Concours. Tu as eu aussi la fin du TGIF, le billet du jour du Bac Philo, et la lettre au Père Noël.

Des peoples nues ou qui dévissent ? C'était ici pour Keiynan Lonsdale, le bulge de Kylian Mbappé, Kevin Miranda qui faisait de la retape pour Asselineau, des potins mondains ici, Maluma en corps de braise, les fesses de Jean Neige, Chris Pratt & Nick Jonas sans compter la déferlante de fesses et de zizis en séries, l'été les électrise, et le fameux rendez-vous de Noël.

Du sexe ? 2019 aura été encore une belle fournée : les personnes qui acceptent le sexe gay sont plus séduisantes, du crowdfunding pour un jeu gay pour les gays [vive le communautarisme], la grapefruit technique, les poêles qui font raccourcir la bite et le guide de survie si tu n'as pas 18 cm de longueur, le cock-cam, le catalogue Ikea dans le porno, le sexe antique et très lubrique, Boisop, du Dorothée cochon en préliminaires du Bambou Magique, les jours du Bambou Magique [le Sper-Monday, la sexpic freak, la sexitude du pantalon de jogging, le quiz de bites, le TGIF de circonstancele POP UP spécial cochon, le truc perso pour que ce soit plus long, un nouveau Sper-Monday], les tarifs du porno aujourd'hui, Patrick Déi, Lucca Hänni [chanteur suisse à l'Eurovision 2019], le dernier destockage du Docteur Love, le Guapo del Verano [ici, ici, ici, ici et ici], le sous-vêtement de garçon, les Zidane en maillots, la sensualité de l'islam, une gay-porn parody bien jurassique, la traduction des émojis en porn language, les vieilles critiques de pornos dans les revues cinéma, le spécial slip, Johnny Hazzard, et de ma pornothèque vintage. Je n'oublie pas les porn-Noël du 24.

Dans POP-UP, souviens-toi de P!nk, de la présentation du futur vainqueur de l'Eurovision 2019 que je t'annonçais favori et de l'arrivée de la fin de "Game of thrones", la déferlante "Avengers : Endgame", le départ d'Agnès Varda, le recap des chansons de l'Eurovision 2019, le carpool Karaoké de Céline Dion, la critique du spectacle de Mylène Farmer [avec la fatwa qui l'accompagne toujours], les 25 ans de "Attitude", "Joker", le fameux épisode 6 de "Watchmen", la bande-annonce du Bond 25.

Ensuite, je t'ai parlé de moi ... 
Des résolutions initiales, il reste pas mal de choses : comme annoncé, j'ai maigri et perdu 10 kg. On a pris l'avion comme prévu pour s'envoyer en l'air pendant plus de 25 heures à l'aller comme au retour, je me suis éloigné de ceux dont les mots sont inconsistants, j'ai fait deux nouvelles rencontres de lecteurs, j'ai désencombré matériellement, j'ai un peu plus pris soin de moi et puis ... comme annoncé j'ai changé de boulot. Ok ok, il en manque parce que le podcast n'a pas été lancé, parce que les tutos vidéos avec Melle Isa n'ont pas été faits et parce que je n'ai fait aucun album photo. Après, faut reconnaître aussi que le cap des pokes n'a pas été franchi comme annoncé. Mais en domotique, on a bien avancé, comme en cadeaux bizarres autant qu'étranges [surtout quand ça vient de la belle famille], et surtout j'avais fait un bilan de nos destinations de vacances. Ma fête [enfin la première de l'année] les dérapages de texto de Melle Isa, le plan cave ultime de l'année au cours duquel j'ai beaucoup déchargé ou encore mon adoration pour les génériques de Francis Lai, on ne peut pas dire que je ne brosse pas large. "Froot" a eu le droit à un billet, et j'ai réglé son compte au "Bien à vous" que je déteste. J'ai enfin décidé de me passer de Facebook, de dire [comme toutes les semaines] que j'allais exploser, de retourner à Londres comme souvent, de constater que tout ne tient qu'à un fil, que les pâtisseries de Grolet sont bonnes, et que je suis un grand malade des applications. J'ai parlé aussi de trois garçons au poil, le fav de Lorie alors que je fais des courses de garçon sensible dans un temps de la gay-ttitude, et puis ... l'officialisation de notre destination de vacances ! Durant l'été, je t'ai fait suivre P!nk et son fabuleux danseur, je t'ai montré le Stromboli, Berlin et le Pergamon MuseumFjaðrárgljúfur, le Chenal Lemaire, Antiparos et ses stalactites, Antelope Canyon, et la plage Cathedral de Nouvelle-Zélande ... avant de t'emmener en Nouvelle-Calédonie et au Vanuatu. Par ailleurs, je me suis laissé aller à quelques confessions [ici, ici, ici et ici] ... tu as également eu droit à mon coup de pouce. Je t'ai quand même confié ma relation si particulière avec le gros velu bleu, et puis j'ai répondu à celui qui se désolait de mon absence relative. Pour Halloween, je t'ai parlé de mes terreurs d'enfant puis de celles qui persistent ... et je t'ai donc parlé plus tard du dentiste. Je t'ai aussi conté ma fabuleuse victoire au Monopoly. Mais j'ai aussi piqué ma crise avant de trouver géniales les figurines Bear décadentes. En regardant dans le rétro, je me suis souvenu du calendrier de l'avant des lecteurs d'il y a 10 ans et je me suis permis de dire ce que je regarde à la télé. Dernièrement, on a parlé des éphémeraides et j'en ai eu marre de cette préparation de Noël. Finalement, au plan professionnel, le changement annoncé a eu lieu.
J'ai également regardé avec un peu de recul ma vie : le fait que je sois dans mon époque à 100%, que je me tripote toujours en me brossant les dents, que je n'accroche pas avec les David, que je sois sujet à un peu de surchauffe, que j'assume ce que j'écris, du jeu des masques que je connais si bien, les lieux que je n'aime pas ... Je t'ai raconté aussi la reprise de mes recherches généalogiques, mon choix d'être physiquement discret ici, les prochaines idées voyage, ... et un arbitrage final entre l'ombre ou la lumière lourd de conséquences professionnelles. Puis, je me suis essayé à écrire en vers, j'ai pris la mesure de changements à venir, j'ai rempoté, Mémé est venu dormir à la maison, du vilain Ttoton, l'addition de mes addictions, la mort qui rode, l'annonce de ma promotion, la mort qui rode encore, et puis j'ai enfin posé des mots sur le syndrôme du dernier à être choisi. J'ai connu l'impression tenace du décalage, j'ai fomenté une surprise pour mon neveu, j'ai confié ma barbe et mes cheveux à Izabel et puis j'ai adressé quelques mots à deux garçons qui allaient faire le grand saut. J'ai eu un bad trip nocturne, mais j'ai aussi pris le temps de te dire que les mots ont un sens.
J'ai parlé aussi de Zolimari en étant parfois en colère, parfois dépité, en me réjouissant de certaines échanges, en rigolant, en m'insurgeant contre mon rôle de coussin, en me demandant comment nous protéger, mais en recevant des messages qui donnent le moral.
Et le 28 mars 2019, j'avais envie de dire plein de choses avec un "Et alors ?" ...

Il y a eu aussi les premières fois : la première fois pris en photo sans pantalon, la première fois que j'ai fait une croisière, le premier passage sur scène, la première fois que j'ai téléphoné à la maîtresse de mon père, ma première journée à la radio, ma première enquête-personnalité pour savoir quel métier je dois faire [ici, ici, ici et ici], la première fois où j'ai compris qu'il allait falloir une conversation avec mes parents [qui n'a toujours pas eu lieu], la première fois que j'ai aidé quelqu'un en faisant ma généalogie, la première fois que j'ai décidé de ne plus aller à la Fnac, la première fois où j'ai failli perdre mon père, la première fois que j'ai présenté Zolimari à mes parents, mes trois véritables qualités, la première fois que je me suis tapé un coach sportif avec l'épilogue, la première fois que j'ai vu la Joconde tout seul, la première fois que j'ai écrit pour avoir des autocollants, un retour sous mon peignoir, la première fois que j'ai rencontré Le Silentio, la première fois que je t'ai avoué ma préférence s'agissant de l'heure d'été ou de l'heure d'hiver, la première fois que j'ai maigri si vite, la première fois que je t'ai montré quelques sex-toys m'appartenant et la première fois que j'ai appris que le Père Noël n'existe pas. La dernière des premières fois de l'année sur mes addictions est toute récente ...
Il y a eu également la petite livraison des contraires qui nous attirent avec Zolimari : sur l'Eurovision, sur le vendredi soir, sur le brossage de dents, sur les goûts musicaux et sur les cadeaux.
... et les post-its !!! Ici, ici, ici, ici, ici, ici [je te le recommande celui-ci], ici, ici, ici, iciici et enfin ici.

J'ai aussi célébré quelques anniversaires. Celui de mon frère, de mes parents, d'UNE VIE DE TTO, celui de ma rencontre avec l'homme de ma vie, le sien, celui de notre mariage, mon anniversaire à moi et celui de la dame pas commode qui avait commencé par un blanchiment d'anus [le billet d'annniversaire !!!].

Pour finir sur la rétrospective de l'année [forte de plus de 250 liens], n'oublie pas non plus le coup d'oeil dans le rétroviseur sur la décennie qui s'achève ... coup d'oeil très personnel mais qui témoigne du fait que te raconter des choses tous les jours n'est pas si difficile. 2019 s'achève donc, les audiences ne dépasseront pas celles de 2018 mais on va finir par faire la quatrième année la plus suivie depuis 14 ans ... Merci de ta fidélité et prépare-toi pour 2020, ça commence dans quelques heures.

Tto, made in 2019