En vertOn m'avait dit "Tu verras, tu ne reviendras pas le même et quelque chose aura changé dans ta tête" ... Au delà des photos que j'avais pu publier ici, l'Antarctique m'a changé, indubitablement. Et près d'un an après cette expérience fabuleuse, force est de constater que ... j'en mesure encore les effets, plus que jamais.

Je ne dis pas que je suis revenu plus vert qu'avant, que je me suis converti à l'extrêmisme écologique qui amène à condamner tout et surtout n'importe quoi en en oubliant les externalités positives [j'ai toujours détesté les militants affreusement stupides et dogmatiques]. Je dis simplement que j'essaye d'appliquer dans mon comportement quotidien des actions plus vertueuses ou, sans aller aussi loin, qui soient de nature à réduire un peu mon empreinte carbone.

D'ailleurs, justement ... quand il s'agit de s'améliorer, encore faut-il savoir d'où l'on part. Tu as plusieurs solutions et notamment plein de calculateurs [ici, ici, ou encore ici] ... Une fois qu'on t'a taxé d'immonde pollueur parce que tu roules au diesel et que tu prends l'avion en long courrier une fois par an, on peut commencer à regarder les choses calmement.

Et pour éviter de consommer deux planètes à moi tout seul par année, j'essaye de faire des choses peut-être insignifiantes mais qui apaisent ma conscience.

- Déjà, j'achète moins de vêtements ... parce qu'on ne rappelle pas assez aux connasses vertes qui te font la leçon sur tes billets d'avion que le bilan carbone des fashionistas n'est pas meilleur : il est même supérieur.
- Quand je fais les courses, je n'achète plus de trucs qui sont sur-emballés [tu sais, des emballages plastiques individuels inutiles], je n'achète plus des trucs qui viennent du Mozambique et qui ne sont pas de saison, je me dispense des machins plastiques quand il y a un emballage en carton.
- Je ne me fais plus livrer par Deliveroo ou Uber Eats [voire les trucs équivalents] en raison du traitement social qui leur est réservé.
- Si je suis assez addict à Amazon, j'espace malgré tout mes achats et je n'achète plus de livres chez eux pour préférer les librairies [et ne me fais pas le couplet sur la Fnac, c'est juste Amazon en version française ... les mecs dans les dépôts ne sont pas mieux traités].
- En deça de vingt minutes de déplacement, je fais tout à pied. Même pas je prends le métro ...
- Je mange beaucoup moins de viande [j'en suis à deux ou trois fois par semaine] mais j'ai du mal parce que je vis avec un pur carnivore.
- Je répugne à ce que nous achetions une nouvelle voiture, qui sera à l'évidence classique [oui Zolimari n'en démord pas, il veut une Jeep Renegade].
- Je diversifie mes investissements financiers sur des green-techs, des signatures aux bilans carbone un peu plus élogieux que ceux de Total, sur du crowd-funding portant sur des projets que j'envisage vertueux ...
- Je surveille aussi tout un tas de choses qui me donnent l'impression que je ne suis pas seulement une nuisance environnementale mais bien quelqu'un qui a conscience de son impact et qui essaye de le minorer notamment en donnant des vêtements que je ne mets plus, des chaussures aussi ...

Bon après, je suis loin d'être parfait et je gaspille énormément ... comme un sale connard d'occidental de base que je suis. Et non, je ne renonce pas encore à plein de choses même si je dois avouer que je ne suis pas contre une fiscalité carbonée qui va m'en mettre la tête. Moi, quelque part, je dois t'avouer que je suis prêt à cela et je trouverais cela normal. C'est facile : j'ai les moyens financiers d'assumer la pollution que je génère. Et puis bon, je ne suis pas l'auteur de la plus forte empreinte carbone qui soit : à ma connaissance, je n'ai pas d'enfant !

Tto, un peu plus vert