ça va rentrerOh oui, ça va bien finir par rentrer mais il faut reconnaître que c'est une bonne dose de lubrifiant qui m'est salutaire pour que tout passe depuis quelques jours.

Je ne veux pas la jouer en post-it mais quand même ... il faut bien admettre que si le but était de pulvériser la sérénité que j'aurais pu acquérir à la faveur de mes congés, il est atteint et il le fut dès lundi à 10h puisque je n'ai pas eu la chance de pouvoir m'asseoir avant qu'un tsunami de mauvaises nouvelles ne s'abatte sur moi.

Déjà oui, j'ai appris qu'à la faveur de mes congés, on a décidé de différer ma prise de nouveau poste et d'aménager l'accord que j'avais trouvé pour permettre ma mutation. C'est élégant, sympathique et, nonobstant la réputation d'affreux qui est la mienne, j'avoue avoir été surpris que rien n'arrête celles et ceux qui se sont livrés à ce petit jeu bien sympathique et révélateur du peu d'amitié que je leur porte. Du coup, les "on attendait que tu rentres pour voir comment gérer" m'ont exaspéré et j'ai rappelé à tous qu'à ma connaissance, je n'étais pas décisionnaire mais si tel était le cas, qu'on allait rattraper le temps perdu puisque je suis le dépositaire des lacunes et lâchetés de tout le monde. Oui ... ça a mis un peu d'ambiance.

Ajoute à cela que quelques coups tordus sont assez peu de mon goût et que j'envoie des banderilles à un rythme qui, même moi, m'étonne et fait dire que je suis revenu bien en forme.

A côté de cela, il faut que je gère aussi l'inquiétude sinon la fébrilité de mon Pôpa qui se fait opérer aujourd'hui, une opération assez lourde mais qui devrait lui permettre de moins souffrir du dos. Sauf qu'il est un peu comme moi [ou peut-être est-ce l'inverse, nous verrons cela plus tard], il intériorise et ne dit rien. Donc il le vit mal, ma Môman m'ayant confié qu'il avait le coeur gros hier soir en restant tout seul dans sa chambre d'hôpital. Je lui ai envoyé un petit message sympa en lui souhaitant une bonne nuit et que je le retrouverai demain en fin d'après-midi ! Cette fébrilité emporte également ma Môman qui comprend que les bonnes paroles de mon père qui se déclare insubmersible ne tiennent pas beaucoup face à la réalité. Et inexorablement ... les yeux se retournent, comme souvent, vers moi.

En n'oubliant pas non plus l'âpreté d'un retour à la réalité d'un quotidien assommant, des horaires qui défient l'entendement et que sais-je encore [des tensions conjugales et autres], non vraiment cette rentrée ne me déçoit pas. Elle est au delà des autres ...

Tto, un peu submergé