2019 - POP UPC'est la fête des paillettes dans Pop-UP cette semaine encore ...

EUROVISION REWIND

Dans le rétroviseur de l'Eurovision de la semaine, on file vers l'année 201...8 ! Et oui, l'année dernière pour une bonne chanson qui n'a vraiment pas pris et pourtant, cela aurait pu. Venant d'un pays qui est un sommet en matière de pop-musique mais qui est le dernier arrivé des compétitieurs historiquement, on pouvait s'attendre à mieux pour Jessica Mauboy. La version studio était très bien mais le direct a tout cassé parce que cela n'a pas pris. "We Got Love" est une chanson écrite et interprétée par la chanteuse australienne, sortie le 9 mars 2018 et intégralement interprétée en anglais. Lors de la seconde demi-finale s'étant déroulée 10 mai 2018, "We Got Love" passe en neuvième au cours de la soirée et se qualifie en terminant quatrième parmi les dix chansons les mieux classées. Passant pourtant en 16ème position lors de la Finale [normalement à une position assez favorable, historiquement], la chanson s'est classée 20ème sur 26 avec seulement 99 points [un "seulement" qui aurait bien convenu à la France certaines années] mais le plus cruel n'est pas là : sur ces 99 points, 90 points vinrent des jurys et seulement 9 points des téléspectateurs. C'est la plus mauvaise prestation de l'Australie à ce jour et SBS [le diffuseur australien] a expliqué que cela a motivé pour procéder à une sélection par le publmic désormais puisque Jessica Mauboy est la dernière à avoir été sélectionnée directement par le diffuseur.

TUBE DE L'ETE 2019

Cette semaine, la recherche du tube de l'été ne se foule pas tu me diras ... on tape directement dans le quatrième du Top 50 et qui s'est hissé à cette place là en cinq semaines seulement ... Shawn Mendes et Camila Cabello roucoulent tout ce qu'ils peuvent dans "Señorita", leur deuxième collaboration. La chanson, chez Island Records, est sortie le 21 juin 2019 et est co-écrite par Mendes et Cabello et quelques autres. "Señorita" est en tête des classements en Australie, en Autriche, en Bulgarie, en Chine, en Croatie, en République tchèque, au Danemark, en Finlande, en Allemagne, en Grèce, en Hongrie, en Islande, en Irlande, en Israël, en Italie, au Liban, au Luxembourg, en Malaisie, aux Pays-Bas, au Nicaragua, en Norvège, en Nouvelle-Zélande, en Norvège, au Portugal, en Écosse, à Singapour, en Slovaquie, en Suède, en Suisse et au Royaume-Uni. Si tu veux du charts-checking, sache qu'elle est n°2 en Belgique, au Canada, en Estonie, en Slovénie et aux États-Unis. C'est une roucoulade de vacances latino, oui je te le confirme mais est-ce que l'on demande à un tube de l'été autre chose ?

SMS SALUT MA SERIE

bonding

Au rayon Série cette semaine, on s'attache et ça empoisonne : plein feux sur "Bonding" diffusé sur NETFLIX. L'histoire ? Tiff et Pete, deux anciens amis du lycée, se rendent compte qu’ils ne se connaissent plus vraiment quand ils se rencontrent à nouveau à New York après plusieurs années passées sans se voir. Aujourd’hui Tiff a un secret : elle est devenue l’une des maîtresses dominatrices les plus en vogue de New York. Sachant que Pete, un éternel apprenti comédien et humoriste toujours en galère qui vient de faire son coming-out, a besoin d’argent, Tiff lui fait une offre qu’il ne pourra refuser : celle de devenir son assistant de séances SM.

Alors donc ? "Bonding" est une série pleine de promesses, qui semble réunir tout ce qu'il faut pour en mettre plein la vue et claquer bien fort là où ça libère des endorphines permettant d'affronter autre chose juste avant que cela ne redescende. Oui oui et c'est même pas forcément mal joué donc, avec un format ramassé de 15 minutes par épisode et une prémière saison de 7 épisodes, on se dit que ça va être jubilatoire et potentiellement jouissif même si le BDSM n'est pas un truc dont on rafole. Voilà ... on se dit ça et après on voit la série qui n'amène qu'une seule conclusion, lapidaire et tranchante : "Mouais". Mouais en effet parce que c'est un peu le BDSM à la sauce Disney pour le public familial américain qui semble découvrir un nouveau continent en envisageant qu'on peut jouir en se faisant pisser dessus. Les Marie-Chantal d'outre-Atlantique s'empourprent aux sons des cravaches et des maris faussement dominateurs qui se tranforment en chiens dociles. Mouais parce qu'en fait la promesse ne va pas au bout de ce que l'on pouvait raisonnablement espérer, claquant un "trop sage" inévitable parce que disons le, c'est convenu. Faussement subversive, on est perdu quand un couple propret dévoile des désirs sexuels aux antipodes l'un de l'autre parce qu'on ne parvient pas à voir où l'on va. En plus, Tiff ne convainc pas beaucoup dans son côté Dr Jekyll et Mrs Hyde-Domina alors qu'en définitive on attend un voyage plus dark, plus profond et dissipant quelques fumées confortables sur des désirs - personnels ou non - que l'on pouvait espérer voir abordés à l'accroche. C'est donc gentillet, ça se regarde [vite] mais ça manque d'une bonne claque dans la gueule comme l'angle pouvait se le permettre. Pour du BDSM, ce n'est pas vraiment serré assez fort.

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