2019 - TOUT CE QUE TU NE SAVAIS PAS ENCOREC'est en allant dans le repère de la fête des grands cerveaux de la nation que je ne pensais pas avoir une telle surprise.

Oh certes, la probabilité minimale exigeait que l'on pu considérer que je ne fus pas le seul à être attiré par des garçons, mais lorsque tu te frottes à la crème des polytechniciens, il y a toujours une prévention, une sorte de doute certainement lié à mon âge. N'empêche, en allant au Point Gamma cette année là, mes hormones bouillonnaient et, bien qu'accompagnant mon cousin qui voulait profiter des attractions à sensations, je me demandais si je n'allais pas perdre mon temps à défaut de sensations me permettant d'évacuer le surplus de testostérone. Comme d'habitude, c'est toujours quand on s'y attend le moins que cela arrive le plus ...

Le campus de Polytechnique est grand mais la foule se concentrait autour du saut à l'élastique, des buvettes et de quelques autres points réputés chauds comme les pistes de danse. Bien sur, il y avait les emmerdeurs qui venaient mettre le bordel, les filles hystériques qui voulaient y toucher sans vraiment jeter par terre le regard réprobateur de leur mère ... et puis il y avait le tout-venant. C'est d'ailleurs parce que cet environnement est finalement assez simple que je l'ai remarqué. En effet, dans l'effervescence de le fête quasi hystérique, j'avais tout de suite noté que quelqu'un me regardait avec insistance. Une fois, ça passe [même si c'était surprenant parce que, bien que plus mince, je ne me serais jamais retourné sur moi-même tant à cette époque qu'aujourd'hui d'ailleurs] mais lorsque cela a commencé à m'interroger, je n'avais plus assez d'une main pour compter le nombre de fois où cela m'avait alerté.

Laissant mon cousin [dont je jouais le rôle de baby-sitter ... à la manière des teen-films américains] vaquer à tout un tas de choses qui lui plaisaient et n'étaient plus de mon âge [j'avais convenu avec lui d'un point de rendez-vous et d'une heure de rendez-vous], je m'étais amusé à tester ce regard, me baladant innocemment mais tout en calcul pour parvenir à bien comprendre de quoi il retournait. C'est ainsi que j'ai fini par m'adosser à un poteau au sommet duquel trônait un éclairage public. Comme j'aime à le faire souvent, j'ai relevé une jambe pour tenir appui sur le poteau et j'ai regardé les uns et les autres se trouvant plus au loin. C'est alors qu'il approcha.

Me saluant d'abord, il m'a demandé où était mon frère avec lequel j'étais depuis le début de la soirée ...
- Ah mais ce n'est pas mon frère, c'est mon cousin. Il a 13 ans et il est avec sa soeur qui traîne avec ses copines. Je les vois d'ici.
- Tu es d'ici ?
- Oui, j'habite en bas.
- Tu es polytech' ?
- Oh non non, je suis trop mauvais en mathématiques tu sais. Et toi ?
- Oui, j'ai intégré l'école cette année ...

Nous avons discuté de choses et d'autres pendant quelques secondes encore puis sa main a effleuré la mienne qui, du coup et par réflexe, a bougé. Il m'a regardé et m'a dit :
- Je ne sais pas si ... enfin, bon ... tu es très beau
- Moi ? Euh ...
- Désolé, peut-être que tu n'aimes pas les garçons.
- Ce n'est pas le sujet hé hé hé c'est simplement que je ne me trouve pas très beau
- Ah mais tu sais, j'adore les rouquins et en plus tu as cette petite barbe de trois jours ... ça te dirait de ...
- De ?
- Ben ... de ...
- ...
- Je vois, tu ne veux pas.
- Tu veux quoi ?
[Martin était un jeune homme de mon âge. Assez grand, plus que moi en tout cas, il avait une moustache naissante mais pas de barbe. Beaucoup de cheveux et surtout sec comme un I et de très grandes mains assez poilues.]
- Je te veux toi !

Nous sommes alors convenus de sortir de la lumière, de reculer dans quelques fourrées et là, il a commencé à descendre vers mon pantalon qu'il a dégrafé. Nous étions à la fin du mois d'octobre et les nuits devenaient parfois fraîches, celle-ci l'était mais je bénéficiais d'un micro-climat prodigué par la bouche et la langue de Martin. Je lui caressais la tête, il s'appliquait généreusement laissant échapper quelques filets de bave tombant à l'intérieur de mon jean qui était maintenant au niveau de mes chevilles. Il gémissait un peu de temps en temps, reprenant sa respiration aléatoirement mais ce n'est que plus tard que je me suis aperçu qu'il avait sorti son sexe qu'il malaxait vigoureusement. Je me maintenais debout obstinément, il était à présent bien installé à genoux devant moi, en bouche avec ce que la nature m'avait donné tout en n'oubliant d'aller humidifier les alentours mais revenant toujours au point culminant. Lui bloquant la tête, j'ai commencé un mouvement de va-et-vient qui le fit tousser parce que j'allais un peu trop loin et, en tout cas, parce que nous n'étions pas synchrones. Le futur ingénieur se remit rapidement dans la cadence et mes mains étaient descendues de sa tête au haut de son torse où une forêt de poils m'impressionnait [moi qui ait toujours été désespérément imberbe]. Ayant dessiné le contour de sa bouche tandis qu'il avait mon membre planté dedans [c'est toujours un plaisir que je m'accorde ... je trouve cela savoureux], je jouais désormais avec l'un de ses tétons pointant bien et étant bien dur, ce que le froid accentuait. Le désir montait donc ... lentement mais clairement au point qu'il est arrivé le premier et moi quelques secondes après, une fois que j'ai réussi à voir la giclée blanche abandonnée sur l'herbe.

Reprenant sa respiration et me laissant expurger ce que j'avais à lui donner, il m'a regardé me convulsionner, flanchant les jambes autant de fois que les spasmes m'assaillaient. Son sourire appela le mien et il s'est relevé. Alors que je redoutais qu'il puisse le faire, il ne m'a pas embrassé. Il a remonté son pantalon, agité une dernière fois son sexe désormais à moitié mou. J'ai caressé ses couilles tandis que je le pouvais encore. Il a tout remballé.
- Tu restes tard ?
- Je ne sais pas, il faut que je ramène mon cousin et ma cousine dans pas très longtemps.
- C'est dommage, on aurait pu se retrouver dans ma chambre.
- Ouais ... mais je ne pense pas que ce soit possible parce que je ne pourrai pas re-rentrer une fois que je les aurais ramenés.
- J'aurais pourtant bien voulu profiter de toi un peu plus mais je comprends.
- Ou alors, tu sors du campus et on se donne rendez-vous dans ma voiture ?
- Non non, t'inquiète on aura certainement l'occasion de se revoir ...

Il est reparti ainsi. Je ne l'ai jamais revu aux alentours mais je l'ai croisé il y a quelques années. Martin avait forci un peu, il était désormais à la tête d'un département financier d'un concurrent de la World Company, il est marié comme en atteste son alliance. Une collègue me demanda si je le connaissais, j'ai répondu que je l'avais croisé jadis, elle m'indiqua qu'elle connaissait quelqu'un qui travaillait avec lui, il venait d'avoir son deuxième enfant. Nous nous sommes salués, presque froidement.

Tto, qui n'est plus jamais retourné au Point Gamma