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Le raz de marée était annoncé et la princesse de la scène française devait tout retourner à la U-Arena [Paris La Défense Arena] sur moins d'unhe dizaine de dates exclusivement parisiennes pour le nouveau show. Alors, faut-il aller voir Mylène Farmer [la question se pose puisqu'il reste des places pour certains soirs ...] ?

Le problème de Mylène Farmer, c'est Mylène Farmer et c'est même là son principal atout parce qu'on n'est plus franchement surpris depuis des années, que les fans à tendance fanatiques se déversent d'éloges pour des productions musicales et scéniques assez inégales. Après les avis contrastés des shows précédents, Thierry Suc [son producteur] avait annoncé un retour aux fondamentaux, c'est effectivement une promesse tenue tant dans la scénographie que la set-list où le dernier album ne fait qu'une apparition modeste [le titre "Désobéissance" ne figurant même pas !]. Retour aux fondamentaux avec les inévitables "Sans contrefaçon", "Désenchantée" et autres incontournables de la chanteuse qui donne à son public au bord de l'évanouissement toute la palette attendue, sans surprise et avec tous les poncifs du genre [option lacrymale forcément au top, deux fois]. Le fait est que cela se tient même si l'on peut regretter les entractes de 12 à 35 secondes entre chaque chansons [tableaux ?], la fake-impression d'une émotion surjouée de temps en temps qui contraste avec la nonchalance même pas feinte en début de spectacle [au point qu'elle donne l'impression de se balader les bras ballants ... un peu comme Michel Sardou qui a toujours donné l'impression de se faire chier sur scène]

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Sans spoiler, l'entrée est assez belle [mais sans beaucoup de surprise] même si elle arrive après dix minutes d'une accumulation de basses et lumières dans tous les sens que Jean-Michel Jarre avait déjà fait pas très loin, sous l'Arche de la Défense. S'en suivent une série de chansons dont le son peine à s'équilibrer au début, la chanteuse ne s'exprimant quasiment pas sauf pour confier que son public lui avait "tant manqué" [quelle surprise] et osant un "J'aimerais tant que vous soyez tous sur scène" qui ne mange pas de pain. La superposition de titres piochés ici et là dans sa discographie ne permet pas de donner une cohérence à l'ensemble qui tire donc sur un récital duquel s'extraient les titres les mieux construits et qui, du coup, emballent la salle [assez large et grande] qui ne demande que cela tant la chanteuse doit sembler éloignée quand on est dans les gradins d'une deuxième catégorie ou plus ... D'ailleurs, la scène est grande et relativement vide quand les éléments de décor ne se baladent pas [et la construction de la scénographie avec les écrans vidéos est une vraie réussite qui permet de s'intégrer à l'univers choisi]. L'avancée de scène est intermittente [un coup elle est là pour son arrivée et l'inévitable moment complice avec le pianiste ... émotion à prévoir ... larmes évidemment] et puis hop, ça disparaît ensuite sans que l'artiste ne s'en serve complètement, ce qui la rapprocherait du public qui s'est arraché un bras pour se payer une place en fosse or.

On est donc pas surpris, on se plaît à s'emballer enfin quand les notes de "Désenchantée" commencent et quelques arrangements de certaines chansons [anciennes] valent clairement le coup et font dire qu'il y a vraiment moyen de faire quelque chose d'une intensité renouvelée. Oui mais voilà, les entractes inter-tableaux cassent toute la dynamique. On espère donc quelque chose de performant pour le final ? Et là, c'est la douche froide parce que si c'est visuellement intéressant [sauf la tenue d'Albator de Farmer ...], c'est d'une pauvreté musicale impressionnante et l'on ne peut que rester sur sa faim [les spectateurs que l'on pouvait entendre à la sortie confiant que la fin est un peu courte voire ratée ... ce qui est excessif mais elle n'est en tout cas pas à la hauteur des attentes].

Faut-il donc aller voir Mylène Farmer ? Oui parce que c'est bien meilleur que les dernières fois [on n'a heureusement plus les robots de chez Renault ou le laser vert balayant le public] mais cela n'est clairement pas le concert de la décennie ni du renouveau pour une Mylène Farmer qui bouge moins qu'avant et se plaît à surfer sur une image avec avec une mythologie dont on peut regretter qu'elle confine parfois à la caricature. Pour le coup, la chanson sur un trône qui rappelle "Game of thrones" est assez bien trouvée [et la scénographie très dark est géniale] et les onze tenues vestimentaires enchaînées pendant tout le spectacle tiennent la route [même si les danseurs pourraient faire grève quand on regarde leurs tenues lors du final]. Y aller oui mais sans grands espoirs parce qu'on se rend bien compte que la désobéissance n'est plus de mise et que la vigueur d'antan a rejoint les combles. C'est agréable à regarder, parfois moins à écouter [quelques notes un peu fausses parfois et un vrai problème d'équilibrage de son qui tient probablement à la salle] mais on regrette que l'alchimie Farmer/Boutonnat ne soit plus d'actualité. On allait voir ce que l'on allait voir ? On n'a pas été surpris de ce que l'on a vu ...

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