2018 - POST-IT

Tout se mélange, rien n'est clair ... ça doit être la fatigue des quatre semaines passées où j'accumule plus de 70h de boulot hebdomadaires sans compter les transports. Du coup, ce matin, je me demandais de quoi j'allais parler ... rasage du bambou magique, les scandales à répétition, la shopping-list de la Saint-Valentin, la nécessité évidente de mettre un costume avec une pochette, le problème que sont les bonnes femmes dans les transports, ... ah ça oui, j'en ai des choses à dire et pourtant, rien ne m'excite vraiment aujourd'hui.

Oh bien sur, faire un billet sur les sex-toys connectés serait sympa mais je manque cruellement de temps en ce moment pour pouvoir fouiller mon sujet, tester quelques trucs et d'innonder du nectar que j'en éprouverais. Oui, il y a plein de sujets qui pourraient faire de beaux billets, les sex-tapes du moment, les ragots de stars, les réquisitoires entamés mais pas finalisés parce qu'il me manque le petit truc en plus qui me fera me déchaîner sauvagement sur Barthès, Corbière ou d'autres abrutis de première classe ... Nan vraiment, j'ai le choix : j'ai seulement un souci de disponibilités parce qu'à me lever à 6h du matin et rentrer chez moi vers 20h tous les soirs sans, souvent, avoir l'opportunité de déjeuner, je suis confronté à ce paradigme infranchissable : les minutes n'ont que 60 secondes.

Aussi, les dernières rumeurs qui me viennent aux oreilles attendront [même si c'est du croustillant !!!] et je consacre finalement le peu de temps que j'ai à façonner en avance les TGIF, les Pop-UP et la première fois du dimanche qui me demandent un peu plus de travail que le reste. Pour la semaine, c'est un peu l'impasse ... et je t'assure que ce n'est vraiment pas une perte d'inspiration, juste une absence de temps. Parce qu'en fait oui, je pourrais te raconter cette conversation eue au cours du seul déjeuner fait cette semaine, au cours duquel j'ai expliqué ce qu'avait été ma vie devant des yeux médusés de tant de choses. Mes dernières trouvailles en porno aussi mériteraient de s'arrêter un peu ... et je ne parle pas des crash-tests des sex-pics que je collectionne patiemment [et il y en a tellement que je me dis que tu auras droit bientôt à une série, ce sera plus simple]. Je cherche aussi le moyen d'avancer sur une création de podcast, sur le tri des 10.000 photos de vacances en Antarctique ... en fait, c'est cela : je cherche.

Je trouve un peu, pas assez mais je trouve tout de même. Je trouve le temps de préparer quelques vignettes, je parviens à isoler quelques minutes pour répondre à certains et me promettre de faire de même pour d'autres ... On me dira que je suis en surchauffe, c'est hélas très en deçà de la réalité à tel point que mardi soir, tandis que j'étais à nouveau condamné à devoir attendre plus de 90 minutes qu'il rentre enfin pour espérer dîner avant 21h30 [tu n'imagines pas combien cela me lamine], je suis resté un peu anesthésié sur mon canapé ... essayant vainement de mettre un peu d'ordre par delà la colère qui montait. Je suis resté ainsi plusieurs dizaines de minutes, comme s'il s'agissait d'une soupape, un besoin permettant de contre-balancer le fait que je suis soumis à une telle pression qu'il n'y a plus rien de raisonnable là-dedans mais comme tout le monde s'en fout et que chacun en rajoute une couche ...

Voilà donc un post-it particulier ... il y a plein de choses, plus ou moins prometteuses, plein d'annonces mais surtout il y a la certitude que tout cela va devoir se calmer parce que j'ai quand même l'impression de me faire rouler dessus par les TGV des départs en vacances à peu près tout le temps et plusieurs fois par jour. Gérer sa vie en mode résilience n'est pas forcément une perspective qui m'intéresse, qui me plaît même si je fais face et le fait de ne pouvoir écrire ce que je voudrais ici est un symptôme d'une saturation évidente. Pour la peine, ce soir puisque je suis célibataire [et que je l'ai appris hier après-midi ... c'est toujours ravissant], je vais manger des quenelles avec une bonne sauce aurore. Ah oui je sais, ça n'a rien à voir, mais je pense que tu avais déjà compris que ce billet n'a ni tête et encore moins de queue ... mais ça va venir.

Tto, en vrac