LES CONTRAIRES S'ATTIRENT - LE VENDREDI

Vendredi soir, j'ai à nouveau gueulé ... et je me suis dit que j'étais fatigué de gueuler pour cela : tous les vendredis, c'est une tannée de faire rentrer Zolimari chez lui, parce qu'il est tellement débordé qu'il en profite pour écluser. Sauf que si cela part d'une bonne intention, c'est toujours au détriment de nos wikendes qui, du coup, se prennent une claque. Aussi, dans la série "Les contraires s'attirent", voici ... le vendredi !

C'est le dernier jour de la semaine et c'est, chez moi, le jour où j'exige de ne pas devoir partir tard du boulot. Lui, c'est tout le contraire et s'il pouvait rentrer à 23h [ce qu'il m'a déjà fait], il le ferait.

Le vendredi, c'est le starter du wikende et moi, naïvement, j'attends toujours qu'on se fasse un petit apéro, un truc fun voire fou fou ... mais Zolimari voit surtout le vendredi comme la fin de son chemin de croix de la semaine.

Le vendredi, je rentre tôt pour me délasser, il rentre toujours après 20 heures.

Le vendredi, j'ai toujours envie d'organiser un truc spécial, il échoue toujours sur le canapé vers 21h, lessivé et quasiment zombiesque. Sympa non ?

Le vendredi, j'essaye de trouver des sorties à faire ... il arrive régulièrement en retard [bon ok, ce n'est pas que le vendredi ...] et donc ça m'exaspère.

Je pourrais continuer ainsi longtemps sur nos différences d'appréciation du vendredi. Le fait est que je me suis souvent demandé pourquoi ce jour là était un tel point de cristalisation : ma frustration s'exprime [et quand je dis des choses comme ça, c'est rarement pour faire plaisir ... donc ça fait mal], son petit caractère le fait réagir et hop ... nous voilà partis pour un nouveau bras de fer où je vais encore lui expliquer que vivre à deux, c'est ne pas seulement imposer son tempo à l'autre mais deviner un peu ce que, diable, je pourrais bien attendre de cette soirée.

C'est un fait, le vendredi nous n'avons pas la même approche des choses. Lui proclame être impatient de me retrouver, moi je le montre. Là dessus aussi, nos différences sont flagrantes et pourtant, elles nous rassemblent.

Tto, qui tel Robinson attend son vendredi promis