2019 - TTO & ZOLIMARI

Oui bien sur, les anniversaires ça compte. D'autres dates aussi mais, finalement, il n'y en a pas beaucoup que l'on puisse considérer comme fondamentales, comme signifiantes de quelque chose. On peut se perdre dans une liste longue comme ma b...elle jambe surtout si l'on a la mémoire des dates comme je peux l'avoir. Mais, à la réflexion, en dehors de quelques incontournables, c'est quand même celle du début qui compte plus que tout. Pour quelqu'un, on résume cela à sa date de naissance par exemple. En l'occurrence, aujourd'hui, c'est à cette naissance que je pense, la naissance d'une petite musique ... un soir d'hiver où il faisait froid, dans un Versailles désert. C'est jour pour jour, il y a douze ans, que la porte s'est ouverte et que tout a commencé.

J'ai déjà raconté les détails plus  ou moins précis de cette soirée, de la nuit qui a suivi et je raconte depuis ici et là la suite de tout cela. J'ai cessé de vouloir raconter à nouveau ce qui se passa ce soir là, pendant plus de sept heures, l'émoi qui fut le mien quand j'entendis sa voix la première fois, le sourire que m'inspira de le voir en vrai, la perception que j'eus de sa destabilisation, le goût des sens éprouvé quand nos deux corps fusionnèrent. 

Tous les ans, le 30 janvier, je regarde à nouveau le message sibyllin que j'avais publié : 

Anniv TO DG

A un commentaire m'expliquant que "y a des pertes de contrôle positives, des fois aussi...", j'avais répondu le lendemain qu'il fallait se rendre à l'évidence : il y a bien des pertes de contrôles positives.

Douze ans plus tard, 4.380 jours plus tard, 105.131 heures après, soit 6.307.830 minutes écoulées donc 378.469.800 secondes après avoir frappé au seuil de la porte de son appartement du troisième étage à gauche en sortant de l'escalier, je bénis encore le ciel d'avoir eu l'intuition de me dire qu'il fallait aller voir ce garçon bien vite. Deux ans et demi après, nous nous pacserons, un peu moins de trois ans après nous achèterons notre chez nous et plus de dix ans après ce premier contact, nous nous enfilerons la bague au doigt. Si certains me confient encore être surpris du chemin parcouru par celui qui se définissait comme un accidenté de l'amour et des sentiments, je réitère avoir compris très vite, tandis que j'étais assis du côté droit de son canapé en le regardant parler et parler et parler encore, que cet homme là n'était pas comme ceux que l'on peut rencontrer usuellement en de pareilles circonstances. Oui, j'avais déjà compris que le schéma de rencontre ne serait pas purement physique, que le jeu en valait la belle chandelle et que venait de s'ouvrir un livre dont les pages restaient à écrire.

La suite, on la connait. Pour certains, nous sommes le couple Disney qui sonne comme une évidence. D'autres savent que même si rien n'est gagné ni simple, il y a un lien d'une force incroyable qui nous unit. Moi, je sais que le 30 janvier 2007, j'ai rencontré l'homme de ma vie et qu'il m'a reconnu.

Tto, toujours aussi amoureux de celui qui est toujours aussi amoureux de lui