28 janvier

Tiens tout a changé ce matin ...
Je n'y comprends rien ...
C'est ma fête, ma fête !
Jeunes et vieux grands et petits
On est tous amis, ... ah bah non pourtant
C'est ma fête, ma fête.

Quelques mots de Michel Fugain n'y changeront rien, c'est aujourd'hui lundi et ça va encore être ma fête, à l'instar du wikende qui vient de s'achever et qui a failli faire de même à mon endroit. Parce qu'en fait, rien n'a vraiment changé ce matin et depuis la semaine dernière, je traîne un peu comme un boulet mon quotidien, submergé par les suppliques des uns et des autres, les mauvais procès quand il ne s'agit pas d'autre chose. Une grosse crise de jalousie plus tard, j'ai passé mon wikende à bosser comme un âne pour un truc dont je ne serai pas récompensé mais c'est ainsi que je me figure mon rôle, investir la mission qui est la mienne complètement alors que d'autres en récolteront les lauriers.

Qu'importe ... m'enfin, ce matin, mon corps me parle et le dos bloqué est un signe de tension un peu trop forte. Alors oui, je me jette à corps perdu sur ces photos de Finlande postées par quelqu'un, je me vide la tête en faisant des parties de Monopoly [dans lesquelles je trouve un peu de réconfort puisque je gagne souvent] et je me gave de bandes annonces comme pour trouver autre chose dans quoi me jeter à corps perdu. 

Oui oui, tu l'as compris, le wikende n'a pas été des meilleurs mais c'est comme ça, je vis aussi avec ça de temps en temps même si je suis persuadé et convaincu qu'il y a là une certaine injustice. Limite ... je me demande si je ne ferais pas mieux de verser dans le côté obscur dont on m'accuse régulièrement [que je sois vraiment égocentrique, menteur, infidèle à mes paroles et mes promesses] quitte à en subir les griefs sans en profiter. C'est vraiment une interrogation profonde à laquelle, hélas pour moi, je ne parviens pas à apporter une réponse positive. Tant pis ...

L'anniversaire des 90 bougies de la grand-mère de Zolimari aura finalement été l'oasis pendant quelques heures, avant que Zolimari prenne ses couilles à deux mains et qu'il ait enfin le courage de renouer puisque, cette fois, j'ai décidé de ne pas faire le boulot considérant que le procès était injuste. Pour autant, il n'a toujours pas ouvert le cadeau que je lui avais fait vendredi soir.

Oui, j'ai bossé tout samedi après-midi et dimanche matin pour faire des choses qui paraîtront peut-être dans la presse dans quelques semaines ... en écrivant tout ce que j'avais à produire, j'ai retrouvé des sensations un peu belliqueuses qui font plaisir mais je me suis surtout rendu à l'évidence : j'ai probablement besoin d'autre chose. En même temps, ça, je le sais depuis des années ...

Du coup, je recommence la semaine comme si la précédente n'avait pas cessé ... curieuse sensation de vivre un tourbillon qui va durer 15 jours au moins puisque jusqu'au 8 février, il faut que je tienne en slalomant entre les embûches, les reproches infondés, les crises de jalousie et les chantages affectifs. Il est loin le temps de l'Antarctique. "Pense à bien capitaliser, on en a toujours besoin après" m'avait dit Bernard sur le ton de la confidence, notre guide expérimenté. Heureusement, j'ai suivi son conseil et je me nourris encore de tout cela parce que je sais que je suis capable de trouver un équilibre autrement que dans les bourrasques, les bras de fer ou l'amertume. Par conséquent, j'ai supprimé des gens de mon Instagram puisque leur présence n'a décidément plus de sens. 

C'est bête mais j'attends avec impatience, samedi, de vider ma cave avec ma Môman. Outre le fait qu'on pourrait bien rigoler quand elle va tomber sur ma collection de DVD pornos notamment ou sur des horreurs remisées là pour les oublier, ça va me faire le plus grand bien je pense.
Donc, on s'abstient de me souhaiter ma fête ... c'est déjà bien assez ainsi.

Tto, OK mais pas encore KO