Hallo drama queen

C'est la fête des chochottes [fameuse insulte qui précipita la fin d'une amitié de plusieurs années entre Zolimari et l'une de ses amies] ! Ce soir, les morveux voudront avoir peur, vont sonner partout pour avoir des bonbons ... Halloween ok, mais parlons surtout des Hallo-[drama] queens !

Et quoi de mieux que de faire la liste de mes phobies personnelles ? Nan mais parce que la liste des phobies possibles est impressionnante : de la phobie du beurre [la butyrophobie], la phobie des reflets des miroirs [la spectrophobie], la phobie de la constipation [l'apopathodiaphulatophobie], la phobie des mauvaises notes en maths [la laubalophobie] ou que sais-je encore, je ne crois pas surprendre en expliquant que je ne suis pas ithyphallophobe [donc les pénis en érection ne me font pas franchement peur] et par voie de conséquence très peu gymnophobe [puisque la nudité non plus]. Voilà pour la science, passons donc au vif du sujet.

Au rang de mes phobies, il en est sept dont l'intensité est variable.

araignee

L'arachnophobie est tenace ... En fait, je crois que c'est un pur transfert de la père que mon Pôpa a de ces petites bêtes pas sympathiques du tout. Comme il en a peur, j'en ai peur également sauf que lui est capable d'en tuer, moi non. Il est ainsi arrivé qu'une araignée dans ma chambre m'enpêche jadis de dormir parce qu'il m'était impossible de la faire sortir ou de la zigouiller. J'ai donc lancé au petit bonheur la chance une chaussure pour l'écraser sans jamais réussir à la viser ... cela a duré plus de six heures et je me suis endormi vers 5 heures du matin. Le fait est qu'une ariagnée me tétanise, cela me paralyse. Le pire qui puisse donc arriver serait qu'une araignée me monte dessus alors que je suis en train de conduire ... Pourtant, je peux te dire qu'à compter le nombre de piqures d'araignées que mon corps de rêve présente régulièrement, elles m'adorent ces connasses. Par superstition, j'évite de tuer une araignée le soir ...

dentiste

Certaines professions me foutent une frousse du tonnerre ... Cela fait toujours rire quand j'explique que j'ai très peur des garagistes. Pourquoi ? Parce que je ne maîtrise absolument rien de ce qu'ils font et qu'ils sont capables de m'immobiliser comme ils veulent. C'est redoutable ... mais, le garagiste je peux essayer de gérer. Le dentiste, c'est carrément autre chose et finalement encore plus pire. Lui, je ne peux pas bouger de sa chaise, je transpire à grosses gouttes quand je sais que je dois y aller et tout me révulse : les bruits, les odeurs [rien que d'écrire cela, j'en ai des frissons, véridique !]. Heureusement, j'ai la chance d'avoir de bonnes dents et de pouvoir n'aller faire une visite de contrôle que tous les trois ans. Mais le passage "dents de sagesse", je ne te raconte pas l'angoisse.

vertigo2

Au delà de mon odontophobie, il y a bien plus sérieux : je suis victime d'une évidente acrophobie, c'est à dire une phobie des lieux à altitude élevée. Mais, ce n'est pas un problème si je dispose d'une protection contre le vide. En effet, ce n'est pas l'altitude le problème, c'est le vide. C'est bien pour cela que je ne suis pas que je suis sujet aux vertiges [ce serait médicalement impropre], j'ai une phobie du vide et qui peut se traduire aussi sur des endroits où l'altitude est modérée mais où l'impression de vide est catastrophique. La tour de la mairie de Split est un poème à elle toute seule pour moi [il n'y a pas grand chose qui protège de l'impression de vide, on est très proche de la vision hitchcockienne] mais également certains paysages féroïens où certaines ascensions me furent impossibles tant l'aspiration du vide était forte [ajoute à cela une pente à plus de 35° ... et moi je suis foutu], ou encore la colline à gravir pour aller de Farewell Spit à Puponga Beach [j'ai simplement cru que j'allais mourir ... impossible de me lever tant j'étais aspiré par le vide].

abandonLa liste continue avec la phobie de l'abandon, je n'ai pas trouvé le nom scientifique qui lui correspond. N'empêche que celle-ci accroche bien aussi ... Ah oui, je réagis très bien à cela et pas forcément comme on pourrait l'entendre s'agissant d'une phobie qui serait de nature à me laisser paralysé : non, je réagis au point de sur-réagir et cela annonce la tempête version ouragan tropical. Pas besoin de m'éterniser sur le sujet tant j'ai maintes fois raconté cela, que les illustrations sont nombreuses et que pourtant cela ne sert de leçon à personne. Qu'importe ...

foule

Longtemps, j'ai tout fait pour éviter les lieux où se concentraient trop de monde ... ce n'est pas la foule qui me dérange, ni qu'elle m'empêche de respirer puisque je suis relativement grand donc je n'ai pas à subir les contingences d'une taille plus modeste. C'est simplement que mon agoraphobie se niche dans la propension dévastatrice d'un mouvement de foule et ça c'est terrible. Déjà que les gens sont moutonniers, quand ils sont en groupe, c'est pire que tout : les comportements sont aux confins de la sauvagerie la plus crasse, les sur-réactions ne manquent pas et comme plus personne ne réfléchit, cela me glace. C'est ainsi que je n'ai pas une affection particulière à m'enfermer dans des lieux où il y a beaucoup de monde [concerts, stades, manifestations, magasins la veille de Noël, boites de nuit, etc] et je redoute toujours les mouvements de foule dont les exemples meurtriers sont très nombreux. Maintenant, s'il faut prendre le train en même temps que tout le monde pour échapper à la fin du monde, je le ferai ...

foret

En revanche, je n'irai pas dans une forêt la nuit. Là, tu peux m'attendre longtemps. 
C'est simple : en voiture, j'évite de traverser les forêts dès le crépuscule. En vélo, il est bien évident que je m'en suis extrait avant que le soleil ne commence à se coucher et pour y parvenir, je t'assure que je retrouve toutes les forces nécessaires afin de pédaler suffisamment rapidement. En voiture, c'est clair que jamais je ne m'arrêterai la nuit dans une forêt [et pourtant, j'ai déjà fait des cochonneries en voiture dans une forêt la nuit ... va comprendre]. Je ne sais pas ce qui m'effraie le plus : le noir ou les bruits innombrables que l'on entend sans ne rien voir.
Là aussi, une chose est claire : au même titre que je n'ai jamais regardé un seul épisode de "La petite maison dans la prairie" [toujours pas], il n'est même pas envisageable que je regarde deux minutes du film "Blairwitch Project" dont la seule bande-annonce m'est totalement insupportable. Pourtant, les films d'angoisse ne me font pas peur mais là, c'est hard de chez hard ... d'ailleurs, les scènes de Twin Peaks qui se passent en forêt [et elles sont nombreuses] sont pour moi les plus insupportables. Dans les films de Ozon ["Les amants criminels" notamment], on a son lot aussi histoire de ne pas me décevoir.
Cette détestation de la forêt me poursuit [en Australie, nous avons dormi en plein milieu des bois, je peux te dire que je ne suis pas allé me coucher en dernier et que j'ai exigé que Zolimari vérifie bien que tout était fermé à clef] et cela porte un nom ... pas qu'un, deux ! Soit tu considères que c'est l'obscurité qui est le facteur déterminant et l'on parle alors d'achuophobie forestière. Soit, c'est la forêt qui porte d'abord toutes ces angoisses et c'est alors d'une hylophobie nocturne qu'il s'agit. J'incline à penser que c'est la seconde parce que les forêts, j'aime bien mais bon il faut qu'il fasse bien jour et qu'il n'y ait pas de bruits louches ou suspects m'annonçant qu'on va me kidnapper, me faire rôtir dans la maison du sorcier ou qu'un tueur en série va me dépecer ... tu vois le genre ?

Tto, qui te souhaite un joyeux halloween