2018 ETE - Pas possibe

C'est toujours la même histoire finalement : c'est toujours ceux qui comptent pour pas grand chose qui s'occupent de tout et parviennent à être omniprésents alors qu'en fait ...

Dans un article du Guardian de mai dernier, on n'apprenait pas que l'Homme détruisait tout autour de lui et qu'il était la pire des menaces pour toutes les espèces [franchement, on savait déjà].
Non, ce que l'on apprenait dans cet article, c'est la proportion de chaque chose dans la biomasse totale qui nous entoure. Mais revenons d'abord sur ce qu'est la biomasse : c'est l’ensemble de la matière organique, qu’elle soit d’origine végétale ou animale. Elle peut être issue de forêts, milieux marins et aquatiques, haies, parcs et jardins, industries générant des co-produits, des déchets organiques ou des effluents d’élevage. 

Or donc, dans cette biomasse, que pèse l'Homme ? Et bien pas grand chose, et c'est un doux euphémisme. Par le jeu des arrondis, on s'en sort même finalement pas si mal ...

0,01 %

Voilà donc ce que représente tout l'humanité dans la biomasse. L'humanité est donc à la fois insignifiante et totalement dominante dans le grand schéma de la vie sur Terre grâce à cette nouvelle évaluation révolutionnaire de toute la vie sur la planète. Les 7,6 milliards de personnes dans le monde représentent donc seulement 0,01% de tous les êtres vivants, selon l'étude. Pourtant, depuis l'aube de la civilisation, l'humanité a causé la perte de 83% de tous les mammifères sauvages et de la moitié des plantes, alors que le bétail détenu par les humains abonde.

Oui mais alors ... quid du poids de chaque espèce sur la Terre ? Les bactéries sont en effet une forme de vie majeure [13% de tout] mais les plantes éclipsent tout, représentant 82% de la matière vivante. Toutes les autres créatures, des insectes aux champignons, en passant par les poissons et les animaux, ne représentent que 5% de la biomasse mondiale et l'Homme contribue pour 0,01% de cette proportion.

La transformation de la planète par l'activité humaine a conduit les scientifiques à déclarer une nouvelle ère géologique: l'Anthropocène. L'un des marqueurs suggérés de ce changement sont les os de poulet domestique, maintenant omniprésents dans le monde entier. La volaille d'élevage représente aujourd'hui 70% de tous les oiseaux de la planète, avec seulement 30% d'oiseaux sauvages. La situation est encore plus sombre pour les mammifères - 60% de tous les mammifères sur Terre sont des animaux d'élevage, principalement des bovins et des porcs, 36% sont humains et seulement 4% sont des animaux sauvages.

La destruction de l'habitat sauvage pour l'agriculture, l'exploitation forestière et le développement aurait entraîné le début de ce que de nombreux scientifiques considèrent comme la sixième extinction massive de la vie dans les quatre milliards d'années d'histoire de la Terre. On pense que près de la moitié des animaux de la Terre ont été perdus au cours des 50 dernières années. Un sixième seulement des mammifères sauvages, de la souris aux éléphants, survit. Dans les océans, trois siècles de chasse à la baleine n'ont laissé qu'un cinquième des mammifères marins dans les océans.

Malgré sa suprématie, Homo sapiens n'est pas vaillant. En effet, les virus ont un poids combiné trois fois supérieur à celui des humains, tout comme les vers. Les poissons sont 12 fois plus présents que les humains et les champignons 200 fois. C'est dire toute la disproportion de l'Homme dans la biomasse ...

Tto, qui ne représente finalement pas grand chose