Le changement c'est maintenant

On est tous un peu velléitaires, surtout quand l'année commence ou quand l'on rentre de vacances. On se promet plein de choses comme d'arrêter de fumer, de boire trop ou même de retourner à la salle de sport. L'avantage pour ce qui me concerne, c'est que je n'ai jamais fumé, je ne pense pas trop boire et je n'ai jamais fait l'erreur de payer un abonnement dans une salle dans laquelle je n'irai pas. En revanche, comme toi, je me promets de maigrir, de me recentrer sur mes priorités et prendre du recul sur des choses qui ne méritent pas la débauche d'énervements qu'elles provoquent usuellement. On est tous velléitaires ...

Sauf que, parfois, on sent des choses.
Avoir envoyer des CV pendant mes congés, ressentir le rejet tel qu'il existe depuis mon retour au sujet de ma vie professionnelle et du positionnement attenant, voir les annonces fleurir ici et là, se dire que les étoiles s'alignent pour envisager quelque chose et trouver qu'il n'y a plus que quelques petits pions à pousser pour que tout change, voilà ce qui me fait dire que le changement est proche.

Oui, et c'est d'autant plus certain que depuis mon retour, je ne cache même pas mon désir d'ailleurs et j'explique à qui veut l'entendre que je vais bientôt partir, sans même plus choisir des mots ronds et enveloppés pour préserver certaines susceptibilités. Autrement dit, je suis en train de partir et dans ma tête c'est fait. J'aurai changé dans quelques mois et cela se fera d'une manière ou d'une autre, par une évolution au sein de la Compagnie chérie ou ailleurs, par le réseau ou sans, par un changement radical d'avenir professionnel ou en conservant mon domaine d'expertise, en restant en France ou en partant ailleurs, et dans la première hypothèse en ne m'interdisant pas de bouger un peu de Paris.

Ce n'est probablement pas un hasard si tout fait écho à ce changement qui est donc pour maintenant. Toute discussion me permet, avec facilité, de placer mes envies. Toute newsletter me permet de postuler à quelque chose ... Si je ne crois pas au destin, je ne suis pas aveugle et je vois bien les signes se multiplier. Quelque part, cela me rend plus léger et je crois qu'il est désormais acquis que je n'ai rien à espérer là où je suis. Le paillasson a fini de servir ...

Tto, en partance