POUR EN FINIR AVEC 2017

Oui, il y a des années comme 2017 que je ne serai pas mécontent de voir s'achever. Oh bien sur, cette année, je me suis marié et il est arrivé aussi des choses rigolotes et sympathiques.

Mais jusqu'à ses dernières heures, 2017 m'aura mis à l'épreuve, m'aura challengé, m'aura donné du fil à retordre au point que je me demande si je n'ai pas une envie pressante et urgente de l'oublier et de croire qu'avec les douze coups de minuit de ce soir, il en sera terminé de ce cortège pénible de crises, colères, reproches, difficultés et autres joyeusetés du genre.

Plusieurs fois cette année, on m'a expliqué que je n'écrivais plus avec la même légèreté, que j'étais plus sombre. Matoo, le pape des pédéblogueurs, a choisi des mots particuliers pour me faire passer le message et je l'en ai remercié mais voilà, ceux qui pensent que je suis un super-héros que rien n'atteint se trompent : derrière la cuirasse, il y a toujours un coeur qui bat et le coeur a été battu au delà du raisonnable cette année. Des émotions, il y en eut et de belles ... mais aussi des affreuses.

Le "Oui" de juin ne sera jamais altéré mais je le remercie d'exister sinon je pense que j'aurais eu du mal à affronter le reste parce que le rouleau compresseur de la vie professionnelle, de la vie médicale, de la vie amicale, de la vie sentimentale aurait bien pu m'en décocher une plus forte que les autres et aurait pu me mettre par terre. Au lieu de cela, le genou plié, j'ai affronté la tempête. Pas certain que je les ai toutes passées, mais à chaque année suffit sa peine.

Décidément non, avoir jusqu'aux derniers jours la terrible sensation de pouvoir perdre un ami fidèle, de toucher du doigt le mensonge et le discrédit d'une parole dont on avait besoin, de n'avoir plus de force pour résister aux assauts des uns et des autres, 2017 ne m'aura pas ménagé mais, si j'y regarde de plus près, elle n'aura pas épargné non plus certains autres auxquels je pense parce que ce soir, ils seront seuls ou dans la peine.
Idiotie ou non, je crois qu'il renaît toujours quelque chose de positif dans ces tourbillons, comme l'éclaircie qui pointe le bout de son nez après le déchaînement des forces.

Que 2017 ne finisse donc ainsi, qu'elle dégage avec ses conneries, ses horreurs, ses infamies et ses aigreurs. Elle n'aura pas eu ma peau en dépit des efforts qu'elle aura employés pour l'obtenir. Ce soir, je ne ferai rien, la dernière soirée de l'année sera à l'image de celle-ci : en retrait. Mais j'embrasse toutes celles et ceux qui savent que je sais déposer sur leur peau le bisou qu'elles et ils méritent parce que je les remercie d'avoir été là pour moi même si je ne suis pas facile tous les jours. Quand on regarde bien, je me demande qui le serait avec tout ce que je me suis mangé depuis douze mois ...

Tto, qui en termine