LOGO IN MEMORIAM

C'est l'exercice probablement le plus chronophage que je m'impose mais c'est aussi certainement celui qui me plaît le plus. C'est paradoxal parce que c'est, de loin, le moins joyeux, le plus lugubre et clairement le plus triste. Oui mais voilà, la mort me fascine et retracer les départs qui m'ont marqués au cours des douze derniers mois est une figure imposée que je m'oblige à réaliser tous les ans alors que les heures ne se comptent plus que par poignée.

Bien évidemment, tous les ans, le choix est difficile et je regrette de n'avoir pas 25 minutes pour caser tous ceux que je veux inscrire dans cette nécrologie. Avec le temps, les 3 minutes du départ se sont transformées en 10 et j'essaye de conserver la lenteur qui sied aux "au revoir" de personnages plus ou moins recommandables, plus ou moins estimables mais dont le départ doit être signalé puisqu'il correspond à une part d'histoire de chacun.

Au surplus, cela me permet d'évoquer le souvenir de personnes dont beaucoup ont méconnu l'existence et ils ne savent pas ce qu'ils ont loupé. Mais c'est ainsi, c'est le jeu et cette année, je me suis astreint à balancer quelques rapides éléments de biographie sommaire, juste histoire de situer pour celles et ceux qui n'auraient pas les honneurs d'une culture populaire digne d'un chanteur ayant défrayé la chronique.

Voici donc le film de la nécrologie de 2017, j'avais prévu d'y faire figurer 122 disparus mais il m'a fallu être raisonnable pour ne pas en mettre trop. C'est dommage mais c'est la règle du jeu. Et pour ceux qui pensent que cette année est un cru particulièrement important, hélas non ... tous les ans c'est pareil et tous les ans, j'en ai plus de 100 et je parviens à redescendre autour des 90 ...

Tto, qui fait toujours attention