Ah oui, j'aurais du mettre de la ponctuation ... ça t'apprendra, toi qui m'explique souvent que les virgules, c'est du débat à la papa surtout quand je t'explique que je suis très attaché au respect de l'accent sur les majuscules. Grand débat sémantique mais pourtant, tu constates donc à la lecture du titre du billet du jour qu'elle a tout de même son importance [à moins que tu ne sois enclin à imaginer que je te propose de convoler pour moins d'une demi-heure].

Il n'en est, hélas, rien pour toi [je suis déjà marié, pour mémoire et j'ai trouvé l'homme le plus fantastique qui soit donc ...]. Cela étant, les accents sur les majuscules  euh pardon les capitales sont évidemment nécessaires comme tu pourras le lire présentement ici. Du reste, cela n'est pas nécessairement difficile même avec un ordinateur ou ton téléphone [je m'imagine bien que tout le monde n'a pas fait le choix éclairé de disposer d'un "meilleur téléphone du monde" mais quand même ...]. La preuve, c'est ici que tu peux procéder ...

Or donc et puisque ce n'est pas le débat, si j'avais eu la délicatesse qui mienne d'ordinaire d'utiliser les signes de ponctuation nécessaires à ta parfaite compréhension du sujet, j'eus écrit le titre ainsi : "Épouse-moi", 20 minutes ... C'est plus clair hein ? Oui oui, ma colère contenue depuis des semaines au sujet du film dégobillatoire logeait dans une chambre magmatique dont les capacités sont atteintes en sorte qu'il est grand temps que la fureur s'évacue, que j'éjacule tout le mal que je pense de ce truc que je n'ai évidemment pas vu [il ne manquerait plus que je donnasse quelque euro pour un truc pareil qui confine encore une fois l'homosexualité dans une caricature qui ferait passer "La cage aux folles" pour un monument de finesse]. La bande-annonce m'a suffit ... et visiblement, les premiers retours des uns et des autres [y compris 20 Minutes !!!] me donnent raison.

Epouse moi 20 minutes

Je lis par ailleurs "Film de niche pour homme blanc, français, misogyne, homophobe et raciste. Une succession de scène homophobe censée être acceptable au nom de l’humour, fuyez !" ou encore "On touche réellement le fond dans le cinéma français, on en vient à sortir une comédie lourdingue par mois, sans profondeur, ni écriture. On évoque le mariage gay pour en rire sans jamais l'évoquer de manière sérieuse et les blagues tombent à l'eau ou sont grasses. Il va falloir se remuer un jour. Ces acteurs là, je ne peux plus les voir, ces réalisations là non plus et ces thèmes là choisis pour rire des autres ou des différences m'écoeurent (roumains, multiculturalisme, mariage gay, handicapé) c'est vraiment trop lol. A éviter / A boycotter." Tu me diras qu'en parler fait le jeu d'une promotion que je devine très exigeante chez Cyril Hanouna si friand de cet humour qui tâche tellement qu'il en reste sur les doigts pendant un moment ...

Oui mais voilà, la complaisance de financeurs du cinéma français pour ce genre de cinéma facile, indigent et tellement lourd qu'il met à mal les efforts des uns et des autres pour éviter que l'on s'arrête aux clichés faciles sur les gays, les arabes, les juifs, les roux, les handicapés, les roumains, les antillais et j'en passe ... Nan mais franchement, au moment où CANAL+ annonce que le cinéma va devoir faire une sacrée cure d'amaigrissement puisque l'oppulence est terminée, le cinéma n'a pas mieux à offrir que des sketches low-cost affligeants qui pourraient passer pour l'or sur C8 ou NRJ12 ? Le cinéma n'a pas le début d'une inspiration pour éviter de sombrer dans la facilité débile du gros trait ? Ah ça oui, on en fait de la merde qui sera multi-diffusable sur les chaînes de télé TNT qui ne demandent que ça pour, surtout, ne pas trop s'approcher de ce que l'on appelle un semblant d'exigence. Avant, les repas de fin de chasse servaient à cela. Désormais, c'est partout et tout le temps à telle enseigne que Yann Barthès passe pour un intellectuel engagé, c'est dire où on en est.

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Donc, fais ce que tu veux avec cette chose épouvantable mais la meilleure chose à faire est encore de ne pas perdre le temps [et l'énergie] que je viens de perdre aujourd'hui pour en parler [tu le vois que ma peau en est toute RUBÉFIÉE], il est des pénibilités qui ne valent pas la peine de s'en désoler. Qu'un artiste russe soit torturé en Tchétchénie dans l'indifférence générale au seul motif qu'il est homosexuel, beaucoup plus oui [la victime, et le bourreau sur la même photo ...]

Donc que les beaufs aillent rigoler à s'imaginer que tous les gays sont adeptes de SM, se promènent avec chihuahuas maquillés, qu'ils s'appellent "ma chérie" à tous bouts de champs et qu'ils ne puissent pas passer 2 heures sans sucer une queue ou se faire enfiler ... Rigolez gaiement, grassement mais qu'on cesse de bien vouloir m'expliquer qu'au motif que c'est de l'humour tout cela n'est pas si grave. La preuve ... en Tchétchénie, on en rigole tellement qu'on en tue ! Aux États-Unis, Gabriel avait 8 ans quand il est mort sous les coups de son beau-père parce qu'il le pensait homosexuel ... 
Je ne doute pas que les "auteurs" [ou ce qui en tient lieu] du film "Épouse-moi mon pote" trouveront toujours matière à rire de leurs stupidités. C'est tellement drôle tout ça ...

Tto, qui n'a pas vraiment envie de rire

2017 - LOGO MOT DU PREMIER

RUBÉFIER : verbe transitif
A − Au sens littéraire, rendre rouge. 
B − En particulier,
1. Donner une coloration rouge à un sol. 
2. Au sens médical, rendre (la peau) rouge par l'effet d'une cause irritante.
Mot dérivé : "Rubéfaction", substantif féminin
a) Géologie : Processus de coloration en rouge du sol par les oxydes de fer sous forme deshydratée.
b) Médecine : Rougeur de la peau provoquée par une inflammation ou un rubéfiant.