Recovery

Une semaine déjà que je me suis fait charcuter pour éviter un truc plus pire et déjà, je peux te l'annoncer fièrement : la voie de la convalescence est bien entamée. Bon ok ... j'en ai chié !

ah bah oui, tu m'aurais vu lundi dernier, j'étais dans un état de décomposition totalement incroyable : pas possible de me redresser, impossible de prendre une douche tout seul, impossible de me baisser, aucune position n'allait bien, et dormir était une épreuve de force au cours de laquelle j'étais hyper concentré pour ne surtout pas bouger sinon j'avais l'impression qu'on me ré-ouvrait à vif. Sympa hein ? Tu comprends pourquoi celui va se risquer à me dire que je suis en vacances va s'en prendre une bien placée ? Le comble a été lundi soir dernier où j'ai mis une demi-heure à réussir à me coucher. Si tu comptes qu'il me fallait 40 minutes pour sortir du lit et que l'après-midi j'ai mis près e 50 minutes à sortir du canapé, tu vois bien le moral qui était le mien ce lundi soir quand j'ai commencé à respirer à peu près normalement en position horizontale en me désespérant qu'il fasse encore aussi chaud.

Alors bon ... Zolimari et ma Môman trouvent que je suis un peu doudouille ... quand tu envisages les cris de fille en rut qu'ils poussent au moindre petit bobo, j'ai préféré économiser mes forces pour ne pas me battre là dessus. N'empêche que oui, je supporte mal la douleur et comme je ne me plains pas, du coup quand j'ai vraiment mal, ils feignent de s'étonner et prétendent que j'en fais des caisses.

Depuis mardi, ça va mieux. Je suis allé me promener trois quarts d'heure avec mes parents en prélude de mon anniversaire. Mercredi n'était pas terrible parce qu'on a mal posé le pansement [que l'on fait tous les matins ma bonne dame] et qui du coup n'a pas arrêté de tirer dans tous les sens, y compris sur le gros hématome que j'ai pile au mauvais endroit où toutes les terminaisons nerveuses affluent. Mais depuis hier, je suis fier de te dire que je me lève de mon lit en moins d'une minute, que j'arrive à prendre ma douche tout seul [et particulièrement à me laver les jambes tout seul comme un grand ... alors qu'avant, c'était juste inconcevable] et surtout je suis revenu à l'état d'homo sapiens puisque le côté néandertal m'a quitté dans la mesure où je suis quasiment totalement redressé. Ca n'a l'air de rien mais je t'assure que cela fait du bien à mon dos qui prend cher.

Alors voilà donc ... je suis quasiment réparé mais super crevé aussi parce que tu imagines bien qu'on ne sort pas d'un tourbillon pareil en super forme. J'ai arrêté tous les calmants depuis hier et je pense ne pas devoir en avoir besoin encore puisque tout se passe à peu près bien. Bon ok, il arrive que me relever d'un siège ne soit pas si évident que cela et tu me verrais essayer de bouger dans mon lit, c'est assez consternant mais au moins, je bouge !!! Je ne suis plus le cadavre que j'étais il y a encore 72h.

J'ai encore une semaine de repos avant de retourner au boulot et finalement, je me dis que je verrais bien de plus en plus mon avenir ailleurs tu vois. Oui, ça sent le besoin impérieux d'aller voir ailleurs tout ça. Et comme j'ai le temps d'y penser, je pense aussi que je n'ai pas envie de revenir là bas comme j'en suis parti. Il est probable que je sois plus difficile à manoeuvrer considérant qu'on a cru bon, lundi dernier, de me faire chier environ toutes les heures pour des questions très marginales alors que j'étais dégommé de douleurs. Du coup, j'ai envoyé chier tout le monde ! Ca va bien ... en fait, c'est ça : ça va bien mieux quand je n'y suis pas. C'est peut-être à cela qu'il faudra que je m'attaque une fois que j'aurai fini de redevenir aussi fringant et resplendissant qu'avant. J'ai encore 10 jours pour cela, ça tombe bien, ça ne sera pas de trop.

Se termine ainsi ce mois de juin mémorable où j'ai coitoyé les plus belles émotions de ma vie avec mon mariage mais aussi où j'ai été très très down la semaine précédant mon opération et où j'ai aussi eu très très mal. Un mois mémorable donc ...

Tto, en cours de restauration