Best of 2016

Publié le 25 septembre 2011

7:12 … Le furieux tam-tam du téléphone de Zolimari, sevrant également de réveil, commence sa ritournelle endiablée destinée à nous sortir de la torpeur d’un sommeil à peine réparateur. Je connais par cœur les notes de sorte que celles-ci ne font que me réveiller furtivement pour replonger rapidement. J’ai juste le temps de vérifier que Zolimari est à côté de moi …

Péniblement, je répare l’éloignement que notre sommeil respectif a provoqué en me collant à lui, mon bras gauche passe sous son oreiller, ma tête se cale dans son cou, mes reins poussent pour coller mon bassin contre les siens, je joins nos genoux et mon pied droit passe sur le sien. Nous sommes, à un détail près, emboîtés et je profite de la chaleur de son corps.

Ma main droite ne saurait rester à l’extérieur de la couette … alors, elle va recouvrir son torse nu et un peu moite. Et puis, par la force de l’attraction terrestre tant expliquée par Newton, elle dérive et va s’échouer sur le boxer de Zolimari qui recèle d’un morceau de choix. C’est à cet instant précis que je ne m’endors pas tout à fait …

C’est mon plaisir du matin, j’introduis ma main dans son boxer pour aller, du bout des doigts, redresser ce sexe diaboliquement amorphe et en tire-bouchon à la faveur des remuades de Zolimari au cours de la nuit. Je le prends d’abord à la base, je passe mon auriculaire sous ses testicules poilues, je dépose mon annulaire sur ces demoiselles ayant la propension à produire le nectar testostéroné si caractéristique de sa condition de garçon. Mon pouce est passé sous la tige pour l’enserrer avec mon index … Mon poignet se pose sur son aine et j’expulse un soupir de soulagement … Que ce soit la mienne ou pas, j’ai toujours aimé avoir un sexe d’homme dans les mains …

Nous restons ainsi quelques minutes jusqu’à la nouvelle série de tam-tams de l’iPhone blanc de Zolimari … Cette nouvelle escadrille le fait à nouveau bouger, détachant ma main de ses précieux [et imposants] bijoux de famille … Il allume la radio et ce sera désormais Bruce Toussaint qui va nous bercer avec ses nouvelles calamiteuses mais sa voix douce. Alors … Zolimari se couche sur le dos, ouvre son bras droit et se positionne pour que je pose ma tête sur son aisselle. Je m’exécute, croisant ses poils et la douceur de sa peau. A portée de ma langue, il y a son téton que je n’irai pas exciter ce matin … Je me pose là, avec toute la lourdeur d’avoir à me lever dans un futur très proche, hélas. Ma main retourne se réfugier vers les attributs virils de Zolimari lesquels ont pris d’autres dimensions, tout tactiles qu’ils sont. Comme mon bambou magique témoigne aussi d’une certaine aptitude à sonner la fin de cette nuit, je suis obligé d’opérer un mouvement du bassin pour le dégager d’un étau rendant ma position inconfortable. Le bambou se redresse compte tenu de sa raideur assez marquée ce qui me permet de le coller contre la cuisse de Zolimari. Bien calé là, il ne m’ennuiera plus et c’est ainsi que je colle ma jambe droit sur les deux jambes de Zolimari, en travers comme ça, il ne pourra plus bouger !

Sa main passe dans mes cheveux, il décale ma tête parce que ma barbe le pique un peu trop …
« Bonjour mon chéri » entends-je doucement … Je relève la tête, mes yeux à moitié clos distinguent Zolimari, tout aussi crevé, et son sourire ravissant …
Le tableau est ainsi complet … J’ai dans la main le sexe de Zolimari qui me sourit tandis que je me réveille avec un bambou au garde-à-vous, au chaud en écoutant les nouvelles d’un monde qui court à sa perte tandis que nous, n’aspirons qu’à une chose : l’éternité.

Le contraste est si saisissant qu’il faudra bien plusieurs minutes pour parvenir nous extirper de cet état pour revenir à des préoccupations plus terriennes et malheureusement nécessaires …

Tto, qui vient de te convier à l’un de ses réveils avec Zolimari