KEEP CALM WEDDING IS COMING

Une fois que le lieu est choisi, que la date est trouvée et qu'on est toujours d'accord pour y aller, il y a l'étape du faire-part. Ah ... ça c'est fichtrement important parce que, finalement, j'aime toujours à rappeler qu'on n'a pas deux fois l'occasion de faire une bonne première impression. Le faire-part, c'est quand même la première impression, dans tous les sens du terme d'ailleurs.

Pour un faire-part, il faut aussi se poser plein de questions préalables : y aura-t-il un thème ? Comment on le fait ? C'est quoi la typo ? Est-ce qu'on fait un truc cul-cul ou un machin style "Le Président de la République vous invite au cocktail de l'ambassadeur à midi trente" ? Comment on l'agence ? On met des chatons qui jouent avec des pelotes de laine dessus ? Bref ... c'est tout un équilibre à trouver, et à trouver à deux !

Zolimari me laisse régulièrement faire les cartes d'anniversaire, les créations parce qu'il sait que je me débrouille plutôt bien et que j'ai une vision assez certaine de ce genre de choses. Aussi, pour préparer le faire-part, la répartition des rôles a été assez simple à trouver : il gère la logistique, je gère l'artistique. Mais 'ttention, il valide l'artistique aussi et c'est là que ça se complique parce que nous n'avons pas les mêmes goûts.

On s'est donc pris la tête pendant des jours et des jours, allant d'une proposition à une autre, pour revenir sur la troisième qui était moins bien que la première, mais attends parce que la quatrième avait ce petit truc que la deuxième n'avait pas tout en proposant aussi une approche rigolote ... bref, on ne s'en sort pas. Réserver un hôtel au fin fond de l'Islande est mille fois plus simple, même avec lui [c'est dire ...]. Donc, on a séché tout un dimanche après-midi, il m'a torpillé toutes les propositions, tous les designs, tout ! Vers 19h, j'en ai eu un peu marre et donc je lui ai demandé de dégager.

Ce n'est pas que je demandais déjà le divorce alors qu'on n'avait pas réussi à formaliser les faire-parts de mariage ... non non non, j'ai fait ce que l'on fait traditionnellement dans une négociation : j'ai créé une rupture de rythme. Lui demandant d'aller voir ailleurs si je m'y trouvais, je lui ai dit que je le rappelais dans l'heure qui suivrait pour lui proposer quelque chose. Oui j'en avais un peu marre qu'il pinaille sur tous les détails et comme j'avais vaguement compris ce qu'il voulait et surtout ce qu'il ne voulait pas, j'étais à présent en mesure de pouvoir concilier tout ça avec ma propre vision du truc. C'est ainsi qu'il est parti et que j'ai bossé.

Ah ça oui, j'ai bossé. Comme il ne voulait pas remettre en cause le logo que j'avais déjà fait. J'avais aussi réussi à le convaincre de mettre nos têtes dans le logo, nos visages en noir et blanc histoire de bien faire ressortir la couleur choisie. La séance photo a été ... non il n'y a pas de mot en fait pour qualifier cette séance photo. Et donc, j'ai pris ce logo et j'ai construit un habillage autour ... j'ai aussi trouvé un angle, une approche, la typo qui en découlait, une charte graphique, trois couleurs à décliner et hop hop hop ... une heure plus tard, je l'appelle ...

- Bon tu ne cries pas hein ... c'est une proposition. Tu as le droit de ne pas aimer mais après je ne sais plus quoi te proposer.
- Allez allez, montre moi. Mais j'ai peur que tu te vexes ... j'suis chiant hein ?
- Meeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeuh nan, quelle idée !
[Je lance alors les quatre diapos constituant la carte]
- Alors ?
- Mais attends, mais ... refais voir !
- Ah ... y a vraiment un truc qui ne va pas donc.
- Nan nan, attends ...
[Il regarde à nouveau, ne dit pas un mot et me regarde]
- Donc ?
- Mais J'ADORE !!!! C'est exactement ça ! T'as tout compris !!! Mais ça te plaît à toi aussi ?
- Ben gros malin, évidemment ! Si je te le propose ...

C'est ainsi qu'en deux coups de cuillère à pot, nous avons trouvé notre faire-part. Quelques corrections mineures après, il est parti à l'impression et c'était une étape de plus ... Bon, je passe sous silence le fait qu'on l'a fait trier deux fois parce qu'on a changé d'avis sur un minuscule détail : oui le diable est dans les détails et du coup, on a une palette de faire-parts sur les bras.

Tto, qui est l'un des deux du noeud papillon sur le faire-part