En cherchant quoi écrire ce matin [et après avoir fait des choses passionnantes qui ne méritent vraiment pas le temps que j'y consacre ... mais je suis payé pour], je suis allé regarder du côté des billets mis en réserve dans la catégorie "Brouillons". Et à ma grande surprise ... j'ai trouvé plus de 40 billets inachevés ou alors totalement écrits qui n'ont pas eu l'honneur d'être publiés ...

Brouillon

Le plus ancien date du 9 juin 2011 ... C'est marrant parce que ce jour là, je voulais déjà te proposer d'écrire pendant toute une semaine ici, défi que je vais relancer incessamment sous peu pour qu'il prenne enfin corps. Mais cette attente est logique : j'aime beaucoup me faire désirer.

Ainsi donc dans la caverne d'Ali Baba des billets plus ou moins aboutis, j'ai retrouvé plein de choses sympas ce matin. Des "music of my life" en pagaille pour constituer une série de billets à dégainer selon les circonstances. Parce que l'inspiration n'a jamais été un problème chez moi [sauf certaines fois où c'est vraiment manifeste], c'est surtout le tempo qui m'empêche parfois de publier.

Tiens prends ce billet sur Nathalie Arthaud et Olivier Besancenot, je vais encore m'aliéner les dégénérés révolutionnaires de l'ultra gauche mais la publication envisagée coïncidait avec un événement qui a justifié que je décale. Parce qu'en fait, si tu es persuadé que rien n'est laissé au hasard ici, il faut aussi que tu envisages que l'esprit diabolique qui me gouverne attache aussi une certaine importance au timing des publications.

A titre d'exemple, le billet de dimanche n'a pas été publié au hasard ... Pourquoi diable est-ce que je t'ai parlé de la mère de Zolimari pile ce jour là ? Peut-être parce que c'était son anniversaire ... Les exemples de cet ordre sont nombreux. C'est encore une facétie de plus à mettre à mon crédit.

Ces brouillons, quand je les relis, je me dis que certains ne valent plus la peine. C'est un peu le propre du brouillon ... Mais, j'évalue qu'il y a plusieurs sortes de brouillons. Il y a des brouillons aboutis que je laisse de côté pour plus tard, des idées charpentées, des billets bien construits qui viendront à être publiés le jour où je suis en panne d'inspiration. Ce sont des brouillons mis en réserve.
Il y a aussi les brouillons qui existent parce que j'ai jeté une idée comme ça, à un moment donné, le brouillon étant là pour témoigner de l'existence de cette idée et me la rappeler avec la ferme intention de la travailler un autre jour, plus tard. Ainsi en est-il du billet introductif de "Q-PIDON" que j'ai travaillé trois fois et puis finalement j'ai renoncé à chaque fois. Quand je dîne avec Steppen et MrJay, les idées fusent et le soir en rentrant, je consigne tout cela dans un coin de ma tête mais aussi dans quelques brouillons, histoire de voir si un jour ce ne serait pas utile et nécessaire de reprendre une si brillante saillie. 
Et puis, il y a les brouillons que je considère comme avortés ... des envies fugaces à certains moments et puis plus rien, plus envie, plus adapté, plus en rapport avec ce que je veux ou alors même, l'inspiration qui m'a fait un joli doigt d'honneur et déguerpissant.

Dans cette quarantaine de billets en suspens, en liras-tu bientôt certains ? C'est probable oui ... Pour d'autres, c'est moins sûr, cela dépendra finalement de mon envie ou du moment choisi. Le billet consacré à celui que je pensais être un ami fait partie de ces billets mis en réserve. Ce billet sur ce lyonnais qui ne mérite pas, à mes yeux, les louanges qui lui sont faites sera publié un jour aussi, mais il n'est pas encore l'heure. Des "première fois où j'ai rencontré" s'y trouvent et y resteront puisque la distance prise depuis invalide toute publication ... Il y aussi une première fois décidément très chaude au point que le mot érotique ne soit plus approprié. Et j'en passe et des meilleurs brouillons. C'est un peu mon garde-manger pour les jours où l'abondance sera moindre, pour les jours où j'aurai besoin de temps, pour les jours où cette roue de secours me sera utile.

Le brouillon n'est jamais inutile à mes yeux, il est consubstantiel de l'activité épistolaire. On pourrait penser que c'est du gâchis, je vois plutôt cela comme une soupape de sécurité, la fameuse chemise "A CLASSER" dans laquelle tu ranges tout ce qui ne trouve pas de place immédiate. C'est le jeu, un peu la partie immergée d'un iceberg sur lequel j'aime faire glisser les autres billets, devant tes yeux avides. Et tu vois l'ironie du propos ? J'ai finalement réussi à écrire presque un kilomètre de mots sur un sujet qui n'en est pas un mais qui en est tout de même un à part entière.

Tto, un peu brouillon parfois