Les contraires s'attirent - La cuisine

S'il est bien une activité où la personnalité s'exprime clairement, c'est bien la cuisine et la façon de la faire.

Je fais partie des gourmands gourmets qui aiment se confronter à l'exercice de faire des choses qui font du bien, de m'aventurer dans des recettes en prenant de temps à autre des libertés qui peuvent parfois être sanctionnées de manière assez impitoyable.

En cuisine, lorsqu'il s'agit de briller dans le cadre d'une préparation, tu n'imagines pas les différences qui sont marquées entre Zolimari et moi ...

Il est rigoureux et suit à la lettre la recette au point qu'il la lit ligne après ligne sans véritablement l'ensviager dans sa globalité. Il n'est pas rare qu'il fasse très bien une partie de la recette sans avoir vu que quelques lignes plus bas, il fallait aussi mettre en route autre chose ...

Moi au contraire, c'est du grand n'importe quoi mais j'ai un peu plus d'expérience et donc, je me débrouille davantage avec la hauteur que j'ai sur ce genre de petites choses. En revanche, tu me dis 250 g de farine, j'en mets rarement 250 ... j'ajoute toujours des petites choses. Je suis donc le cauchemar du chimiste cuisto.

Mais en matière de préparation, Zolimari est extraordinaire aussi ... Il ne met pas la main dans les préparations : faire une pâte, c'est tout un poème parce qu'il ne veut pas avoir les doigts qui collent alors que moi, je te pétris ça comme un bourrin !

Il casse les oeufs avec une angoisse effrayante alors que moi, j'y vais toujours avec l'inconscience du cascadeur qui va gueuler si ça foire. J'en mets partout quand il nettoie tout tout de suite, comme si c'était l'angoisse absolue s'il traînait un peu de sucre ou de farine.

Le travail de la viande, c'est bibi qui s'y colle. Le pire pour lui, c'est la boulette de viande où il faut rouler de la viande hachée avec du jaune d'oeuf. C'est bon, on l'a perdu depuis le début !

A l'inverse, quand tout est fini : il laisse forcément traîner quelque chose. Alors que moi, tout bordélique et craspouille que je suis, je nettoie tout comme une fée du logis. 

Devant le four, il s'angoisse, se persuade qu'il a loupé quelque chose quand moi, je suis zen parce que de toute façon, j'aigmente toujours le thermostat ou la durée : je suis un artiste ! Lui est stressé, moi insouciant parait-il. Sauf que je le vis bien ...

Forcément, Zolimari n'achète jamais rien en matière d'accessoire de cuisine quand moi j'achète tout ce qui me plaît même si j'en aurais l'utilisation tous les 29 février. Il ne vois toujours pas l'intérêt de ma collection de colorants alimentaires, mes sucres et chocolats à cuire. Alors que moi, j'ai envie tous les wikendes de me lancer dans un dessert nouveau !

Il déteste faire la vaisselle, cela ne me dérange pas.
Je m'éclate à faire trois recettes à la fois, il est dépassé par le début d'une.

En cuisine aussi, nos différences nous rassemblent.