Tout est relatif

Il faut bien l'avouer, cela n'arrive pas souvent mais là voilà, il y eut vendredi le coup de trop.

La période est savamment lourde, et pas que dans l'atmosphère qui oppresse tout le monde et moi comme les autres. Oui, même si l'on érige quelques fondations pour davantage et autre chose, il y a ce quotidien que j'appelle le chaos-tidien en ce moment tant Zolimari et moi sommes sur tous les fronts. Tellement que je crois que cela nous abîme, tellement que je crois que cela nous écoeure.

Aussi, vendredi alors que j'étais très loin, fatigué comme cela n'est pas permis et occupé à me débattre et donner le meilleur de moi, son message m'a vraiment atteint. Non, nous n'avions pas besoin d'une telle mauvaise nouvelle en conclusion d'une semaine qui aura été définitivement éprouvante.

Je laisse s'amuser ceux qui supputent que mon nouvel âge est la cause de tout cela, il n'en est évidemment rien mais comme je sais que cela amuse, je donne le change et je fais croire que ce sujet m'angoisse alors que je m'en fous comme tu ne peux pas l'imaginer. 40 ans ou pas, pour moi c'est pareil et ma petite cousine qui m'a dit samedi midi "Nan mais Tto, arrête de mentir, t'as pas 40 ans, tu fais vachement plus jeune" m'a presque amusé.

Ah oui ... vendredi midi en revenant au travail, j'ai eu du mal à tenir le choc, du mal à faire comme si, du mal à ne rien laisser paraître. J'ai donc glissé quelques mots dans une conversation, ceux-ci étant particulièrement choisis, cela a suffi.

Le soir, j'ai récupéré un Zolimari sonné, groggy qui ne s'est décoincé qu'hier soir ... sur l'oreiller. Je ne veux pas te dire ce dont il retourne mais c'est vrai qu'à côté, mes contrariétés de la semaine dernière paraissent bien futiles, vaines et un peu ridicules. A côté, se donner la peine d'écrire ou de finir ce que j'avais commencé ... oui, cela a été le cadet de mes soucis en sorte que j'ai voulu être davantage présent. Il n'y a jamais de bonnes façons de gérer, jamais les bons chemins à arpenter ... il y a juste à être là et utile. C'est le message que j'ai voulu faire passer à Zolimari hier soir lorsqu'il s'est enfin ouvert à moi, lorsqu'il a fait le choix de se rappeler que je suis là, lorsqu'il a compris que deux textos ne remplaceront pas une discussion.

La vie va continuer, pas forcément comme avant, pas aussi facilement non plus, mais elle va continuer et c'est ainsi qu'il le faut parce que personne n'en a le choix.
Hier soir, je lui ai fait réécrire des choses, je lui ai demandé d'en faire d'autres ... histoire de dissiper le sentiment tenace qui est le sien et selon lequel il se trouve nul ... alors qu'il est tout le contraire et que je peine à l'aider. C'est d'ailleurs ce que je lui disais : aider quelqu'un qui refuse l'aide, c'est impossible. Lui démontrer que l'on est utile, c'est primordial.

Tto, qui ne sait pas faire mais qui sait, malgré tout, ce qu'il faut faire