La SIT'COMpagnie chérieLa parisienne est un sujet de thèse à elle seule, et quand tu bosses dans une basse-cour qui en regorge, forcément ... ça me laisse méditer et surtout user d'un sarcasme tout naturel et fieleux au plus haut point surtout lorsqu'il faut toucher juste chez la fille : son look.

"Nan mais c'est parce que Gaultier a décidé d'arrêter que vous vous êtes dites que tout était permis ?" C'est ainsi que j'ai commencé à jouer les snipers frénétiques cette semaine, rien que parce qu'elles me gonflent les nanazes à vouloir jouer les plus belles alors que bien souvent on s'approche plus de la poubelle. Ouais, j'ai des envies QUERCICOLES parfois dans la mesure où j'y verrais moins de choses affreuses.

Entre les robes oranges, les chaussures démodées, les coiffures qui n'ont que ça de nom et les "ensembles" ou ce qui en tient lieu, pas de doute : elles ont décidé de me faire craquer depuis quelques jours et c'est la fashion weak à plein rendement.

Forcément, ça me donne l'occasion d'user de toute la palette de mon venin vitriolé pour y aller de bon coeur [un peu trop aux dires de mon alliée qui trouve que je leur rentre trop dans le lard].
"Mais t'as décroché tes rideaux hier soir ou quoi ?"
"Ils la faisaient plus à ta taille ?"
"C'est quoi ce rideau de douche ???"
"C'était pour rigoler ta tenue, t'en as une autre j'espère ?"
"Oh la la la ... mais pourquoi tu te fais tant de mal ?"

En fait ... je me suis rendu compte que loin de les atteindre, cela les motive et quand je ne leur dis rien ... elles viennent me voir pour en ramasser une, le plus parfait syndrome de Stockholm. Tiens regarde, cette semaine, il y en a une qui m'a tout fait.

Lundi, elle revient de wikende avec une robe sans manche d'un jaune comme on n'en fait plus même sur les affiches de promotion chez Auchan, une horreur. Je lui demande pourquoi elle a fait ça, elle me répond "Mais pour que tu vois mon bronzaaaaaaage". Affligeant non ?
Mardi, elle commet la robe noire avec des fleurs blanches. Il parait que c'était pas mal, moi j'ai pas aimé mais alors, j'ai encore moins adhéré au style de la robe qui était presque une robe en carton tellement elle était rigide !! "Tu sais, faut moins amidonner, tu vas finir par t'envoler comme un parapluie !" Dieu que c'était épouvantable ...
Mercredi, nouvelle robe ... une vraie nappe de pique-nique en vichy redoutablement coloré. Elle vient me voir, fait ses mimiques toutes classiques et comme une de ses amies, avisant mon regard accablé, me lance "Tu as vu cette concentration de belles jeunes filles ?", je n'ai eu d'autre choix que de répondre "Ah bon où ça ? Nan parce que là ... c'est Al-Qaïda de la faute de goût quand même !" et hop, je suis parti !
Jeudi, sobriété absolue : le col Claudine blanc sur ensemble bleu marine ... on se serait cru en plein Versailles mais alors les chaussures ... Elle m'a collé des trotteurs avec l'Union Jack dessus ! Nan mais l'Union Jack avec un col Claudine ?!!!!...

Je n'ai pas encore vu le désastre du jour mais comme elle est lancée, ça devrait encore être un carnage.
Si c'était la seule ... faudra aussi que je te parle de celle qui s'habille en tapisserie, de celle qui s'obstine à mettre des pantalons de couleur monstrueux, de celle qui ne met que du noir, de celle qui ne fait aucun effort au point qu'elle nous inflige ses mèches décolorées à la racine sur coiffure Mireille Mathieu pendant 4 mois minimum [c'est un forfait, c'est comme ça]. Mais plus tard hein, la fashion week est un délice qu'il faut savoir consommer avec modération !

Tto, irréprochablement sappé

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QUERCICOLE : Qui vit sur le chène