Comment te dire ... Comment exprimer davantage le long et interminable chapelet de mon calvaire du moment ...
Ah oui, aujourd'hui encore, je vais me plaindre et forcément, d'emblée, tu vas encore me dire qu'il faut que je prenne du recul, de la distance, que tout n'est pas si grave toussa ...

Dans la série 2012 année de la loose, je pensais déjà en avoir fait pas mal pour que l'on passe à autre chose : en moins de 60 jours, la liste était bien remplie de sorte que je pensais pouvoir prétendre à ce qu'elle ne s'allonge pas davantage, en tout cas pas tout de suite.

Funeste erreur que la mienne : c'est toujours quand on a un genou à terre qu'il faut t'en remettre un coup, histoire ed faire en sorte que tu aies bien compris que c'est le bordel, le merdier et que tu n'en as pas fini encore ...

Hier soir, tandis que je racontais mes histoires à Michel Drucker [mon ancienne collègue de World Company toute désoeuvrée par tout ce que je lui raconte et qui, me connaissant, a bien senti que le naufrage était proche], je me suis fait voler mon iTto Phone par trois petites roumaines qui ont distrait mon attention de façon tellement efficace que, rétrospectivement, tu ne peux éprouver qu'un sentiment d'impuissance et de fatalité ... Tu sais à quel point je compose mal avec ces choses là ...

Bah voila ... Aussi, tu ne m'en voudras pas si je ne te réponds pas tout de suite. Ne te hasarde pas à m'envoyer un message puisque je ne peux plus le voir. Oh joie, oh bonheur, j'ai un dépôt de plainte à aller faire au commissariat ce matin et depuis 4h du mat', je ne dors pas à me demander jusqu'où tout cela va s'arrêter et ce que j'ai bien fait finalement pour en mériter autant ...

Zolimari, à qui j'impose tout cela, est là mais je vois bien à sa tête qu'il ne sait plus comment faire pour juguler l'hémoragie. Il essaie de positiver, fait mon benchmark pour me trouver un nouveau téléphone, me dit que de toute façon fallait que j'en change, qu'il est là, débroussaille tout ce qu'il faut faire, m'a fait à manger, m'a pris dans ses bras de longues minutes, m'a caressé les cheveux [ce qu'il ne fait jamais] ... Bref, il est là et il est celui sans qui plus rien ne serait possible je pense au regard de l'accumulation diabolique et infernale du moment.

Donc voila ... j'ai changé tous mes mots de passe, j'ai cherché dans ma mémoire tout ce qui pouvait être fait avec ce que j'ai dans mon téléphone ... j'ai certainement oublié quelque chose qui me vaudra une nouvelle déconvenue et je dois te le dire, lecteur, j'éprouve un énorme sentiment de lassitude conjugué à un abatement profond.

Comme disait Chirac, les merdes volent toujours en escadrille. Faudrait juste pas que ce soit Pearl Harbor ...

Tto, phone-less