no_poke"Finalement ...", me suis-je dit amusé dans un énorme accès de nombrilisme duquel je suis si peu coutumier, "je suis un peu le Eric Naulleau de Facebook."

Depuis dix jours à présent, j'ai disparu du réseau social à la bannière bleue du fait de la volonté autoritaire et brutale du fait de je ne sais quel abruti qui a considéré que ma présence était incompatible avec les conditions d'utilisation du réseau considéré [lesdites conditions variant au gré des délires de ceux qui se croient les maîtres du monde, souvent au mépris du respect de la confidentialité de certaines informations ainsi qu'une diligence élémentaire d'information préalable] ...

Depuis, le fil est rompu avec ceux et celles qui me faisaient l'amitié de me suivre, les pokes venant de moi appartiennent au passé et je n'alimente désormais plus les discussions futiles sur tel ou tel statut ...

Ceux que ma présence énervait respirent ... d'autres déplorent et je dois t'avouer, lecteur, que j'ai été touché des petits mots que l'on m'a adressé pour souligner le vide que mon absence semblait mettre en évidence. Les "il faut que tu reviennes", les "ça fait vide depuis que tu n'es plus là" et autres "j'suis en manque de tes pokes" ont flatté mon ego surdimensionné comme le veut la légende savamment entretenue et forcément, depuis je m'interroge. Faut-il revenir sur Facebook pour aller poker tout le monde, pour aller décocher un petit commentaire sarcastique et un brin acide, pour prendre des news d'amis qui ne sont pas seulement des amis au sens facebookien ? Telle est la question, telle est mon interrogation.

Le problème, c'est que revenir se ferait dans les mêmes conditions, avec mon pseudo et non une autre information qui dévoilerait davantage celui que je suis en réalité. Ne me demande pas pourquoi : je m'y refuse en conservant entre mon IRL et ma vraie vie une étanchéité dont je ne m'affranchis que par choix personnel, ponctuellement. Or revenir sur le même pseudo, c'est courir le risque de se faire jeter à nouveau et ça, j'aime moyen.

Au surplus ... je dois bien te dire que la désaccoutumance de Facebook n'est pas trop difficile. C'est juste que le manque se fait sentir s'agissant du réseau que cela constitue, du véhicule que c'est pour faire passer un message [ou un concours], de la possibilité en quoi cela consiste pour toucher tel ou tel et être en contact avec. Parce que c'est bien le problème ... il y a des lecteurs que je ne peux trouver que sur Facebook [oui parce que je pourrais aussi les trouver sur des sites cochons mais je ne suis pas certain qu'ils auraient la même disponibilité d'esprit et puis, en plus et surtout, je ne suis plus trouvable sur de tels sites]. En attendant, je ne poke plus ... je ne te poke plus ... je suis en jachère de pokage, de pokitude, de pokement ...

Voila seulement dix jours que je suis devenu invisible et indésirable et cela me manque de savoir qu'un tel a regardé telle série que moi aussi j'ai regardé, qu'un autre broie du noir ou que sais-je encore ... Oui, cela me manque parce que, finalement, j'étais assez actif [là aussi]sur Facebook tout en publiant très peu de statuts. Une chose est certaine : ma décision n'est pas prise et il y a une profonde hésitation. Après, à chacun d'envisager le verre comme étant à moitié vide ou à moitié plein : à moitié vide si l'on envisage que je n'ai pas tant que ça envie de revenir, à moitié plein si l'on envisage que le fait d'hésiter traduit un manque ...

Je parviendrai certainement à résoudre cette équation dans les prochaines semaines ... En attendant? que faire de plus en ta direction, lecteur néanmoins facebookeur, que de te dire que je n'y suis pas pour grand chose et surtout que je te poke avec le super Tto poke qui fait du bien tout partout et surtout qui fait du rose aux joues ... C'est lundi matin et j'avais envie ce matin ... Alors pour la peine [si tant est que cela soit une peine en réalité], prend ce poke comme il vient parce qu'il vient de moi, le serial pokeur qui ne se refera pas ...

SUPER TTO POKE

Tto, pokeur boy