Tu trouves que mes titres sont un chouillat trop hard ? Probable ... mais la vie l'est aussi.

En fait, c'est bien cela mon problème. La trash-attitude de la vie alors que je fais de mon mieux [ce qui n'est pas suffisant à l'évidence] pour en atténuer les effets pénibles à souhait, ronge donc les fondamentaux de ton Tto. C'est un signe d'ailleurs ... j'écoute de la musique très fort en boucle, comme à chaque fois que j'ai le besoin de me vider la tête, cette tête trop pleine des pressions diverses que je subis de plein fouet.

Je suis trop sensible à tout cela et le remède que j'avais trouvé consistait à me rendre disponible à tous et toutes pour assumer plus qu'il ne me revenait. Aujourd'hui, je te l'annonce : c'est fini !

Fini parce que je n'ai jamais le retour de tout cela autrement que par des attatques virulentes et profondément hostiles de celles et ceux que je soulageais auparavant.

J'en ai assez de tous ces reproches alors que moi aussi, mes journées n'ont que 24h, que moi aussi j'ai des priorités, moi aussi j'ai de la pression, moi aussi je n'ai pas la chance de faire toujours ce que j'ai envie tout le temps, moi aussi j'aimerais que tout soit aussi léger et insouciant qu'un bubble-gum, moi aussi je dois faire face à des contrariétés, moi aussi je dois composer avec le fait que je suis entrain de structurer ma vie comme je ne l'ai jamais fait auparavant, moi aussi j'attends un peu de douceur plutôt que de jouer continuellement les armortisseurs de tout pour tout le monde.

C'est le revers de la médaille : à trop donner, on habitue et les bénéficiaires de mes attentions désintéressées deviennent plus exigeants au point d'en devenir méchants ne voyant que leurs intérêts, au mépris des miens.

Ainsi, au détour de conversations téléphoniques, de textos, de mails, de conversations, de commentaires ... ton Tto sert de défouloir en ce moment. Très bien, mais cela est trop. Et comme à chaque fois, je me ferme et je deviens tranchant parce que j'ai mal, j'ai mal de cet égoïsme qui fait que l'on me piétinne sans ménagement, j'ai mal de cette ingratitude qui consiste à continuellement m'expliquer que je pourrais faire plus.

J'ai mal, lecteur ... Au crépuscule de l'année la plus difficile que j'ai vécue, je suis blessé. Du courage, j'en ai et j'en aurai pour surmonter les terribles déceptions dont il s'agit, ces cruelles désillusions qui sont autant de gifles singlantes. Au sortir de cette année twister, je suis encore debout et je ne laisserai rien ni personne tenter d'altérer les fondations de ce que je suis entrain de construire.

Puisqu'il parait que je suis égoïste, autant démontrer que je ne l'étais pas tant que cela auparavant. C'est toujours quand on n'a plus ce sur on comptait que l'on se rend compte à quel point cela était précieux.

Tto, qui a trop donné et qui est blessé