Ce matin, sous ma douche, je me suis bien demandé de quoi j'allais te parler.

Des trentenaires ? Je peauffine mon billet sur le sujet ... mais plus ça va, moins ça me branche.
De la World Company ? Non non, sans façon.
D'un détail saugrenu de ma vie piaffante ? Ben ... pourquoi pas ...
De ma dernière trouvaille en matière de gadget ? Tssss, je buzze trop ...
Du fait que j'ai réussi à vendre 13 vieux caleçons sur eBay pour la modique somme de près de 35 euros ? J'en reviens toujours pas ...

Finalement non, je vais te parler de mon coup de téléphone d'il y a quelques minutes. Gigi m'a appelé en pleurs, un ancien collègue devenu ami s'est défenestré à la suite d'une peine de coeur. La trentaine, pas "castable" pour en arriver là, ayant juste dit dernièrement qu'à la suite de sa rupture il avait envie de mourir [comme on dirait qu'on a vraiment besoin de vacances] ... et voila.

Pourquoi je t'en parle ? Parce que c'est ce genre d'événements qui me confirme que ... la vie est courte et qu'il faut décidément en profiter tous les jours. Aujourd'hui, Gigi culpabilise [c'est normal, tout le monde le fait en cas de suicide] mais qu'aurait-elle pu y changer ? Rien ... quand le désespoir est trop lourd, trop fort, on fait forcément des choses qui pulvérisent les bornes de la raison. Sauf que là, c'est dans le mauvais sens.
A demain.

Tto, attristé