aventures_au_PorttogalLe voila le billet tant attendu de mon voyage chez les cochons très homosexuels ...

Départ jeudi matin, aux aurores [t'imagine, 5h45 j'étais déjà debout ... alors physiquement parce que le cerveau, c'était pas ça] ... oui parce que bon, faut aller se trainer à Beauvais pour prendre le gros navion qui devait m'emmener jusqu'à Porto ! C'est donc sans encombres et sans même se perdre [un exploit pour le GPS né que je suis] que nous sommes arrivés jusqu'à la raie au porc ... euh l'aéroport !!! Un ptit déj et hop ... zou jusqu'à l'embarquement où évidemment un retard de 30 minutes est naturellement annoncé ... Forcément ! Je te passe la traditionnelle fouille au corps [sans toucher rectal, je te rassure] et les sempiternelles questions sur mon dentifrice qui est bleu [et qui, non, n'est du concentré de sperme de schtroumpfs ... ben non].

Bim boum badaboum ... en voiture Simone, ça décolle et pour Fantomette, c'était le premier voyage en gronavion donc, un peu d'émotions quand même !!! Deux heures plus tard, tel le Pape moyen [sauf que moi, je n'embrasse pas le sol], je foule le sol portougais et hop ... On ne se perd même pas dans le bel aéroport de Porto qui est presque tout neuf tellement qu'il est beau. Et on trouve rapido costo le métro qui devait nous amener jusqu'au centre ville ... trop la classe jusqu'à ce que ... jusqu'à ce qu'il faille trouver le moyen d'acheter ce fichu ticket de métro devant des machines très automatiques ... et donc bornées, ben oui.

J'ai planté une machine complètement avant de comprendre que les cartes bleues ne passaient pas et qu'introduire la mienne faisait bugguer l'ensemble. Résultat, on est allé acheter des bombecs pour faire de la monnaie pour payer avec des pièces jusqu'au moment où on a réalisé qu'il y avait des machines qui prenaient les billets. Comme on avait bousillé une machine et qu'il y avait du monde, ben voila quoi ... A midi, inside le métro et hop, en route pour la ville.

On a commencé à croiser des maisons à l'esthétique étrange, des saintes vierges en plâtre dans les jardins, du linge pendu aux fenêtres ... pas de doutes, on était bien au Portougal ! Finement, j'ai choisi de m'arrêter à la gare centrale de Porto qui fait toutes les interconnexions avec les différentes lignes du métro et en sortant ... évidemment, on est partis du mauvais côté [sinon, ce n'est pas drôle] jusqu'à ce que l'on trouve un office du tourisme pour récupérer une carte de la ville et que la petite dame nous explique comment rejoindre notre hôtel. Il s'avérera qu'elle nous a donné l'itinéraire pas le plus direct [ah la garce].

Arrivés à l'hôtel ... la faim commençait à tirer sur l'estomac et hop, nous voila repartis en quête d'un bien bon repas ayant vocation à bien nous rassasier. Il faisait super beau [limite grand soleil] à telle enseigne que je crevais de chaud avec ce gros sac presque vide et mon pull ... wahoo, viva portougal !!!!

Trouver à manger ... je sais bien que le candidat moyen de Koh-Lanta est habité par ce genre de préoccupation ... Mais moi, trop easy fingers in the nose !!!! Dans une ville civilisée, occidentalisée, en pleine Europe avec des gens normaux ... comment veux-tu que cela me fasse peur ? Hein ? Et ben ... c'est là que, justement, tu ne te doutes pas de ce qui m'est arrivé ! C'est en réalité pas si évident que cela ... Si je te dis que nous sommes partis de l'hôtel vers 13h45 et que je n'ai trouvé à m'asseoir pour manger une misérable part de pizza avec un gâteau local [une brioche frite et bourrée de crème pâtissière ... super bon ça !!!] qu'à 16h25, est-ce que cela te laisse envisager tout le désarroi qui fut le notre, à Fantomette et à moi, durant cette après-midi où nous avons arpenté pratiquement tout le centre ville à la recherche d'un resto puis d'un troquet, puis ... d'un MacDo !!!! Et ben, tu me croiras si tu veux, non, on a pas trouvé de MacDo ! Y a un micro climat à Porto, les MacDo ne poussent pas là bas ! [la suite de mes aventures t'apprendra qu'en fait le MacDo portugais est un peu timide, il se cache]

Bref, rassasiés tout juste [oui parce que quand tu as tellement faim, notre déjeuner à l'heure du goûter m'a plus mis en appétit que calé], on sort et là ... une saucée de chez saucée. Le bon Dieu aurait missionné un ange au dessus de ma tête pour me déverser le contenu d'un sceau d'eau toutes les 30 secondes, cela n'aurait pas été pire ! Ajoute à cela que ces pluies diluviennes se sont accompagnées d'un rafraichissement certain, que comme des branques on avait omis de prendre notre parapluie [ben oui, faut pas déconner quand même] et que donc ... comme des soupes qu'on était trempés !!! [ça tombe bien, ils en boivent des tonnes des soupes là bas] ...

Non sans une certaine fatigue et criblés par le froid ambiant, nous avons rejoint une station de métro où nous avons dégouliné de tout ce que nous avons pu !!! Remarque, ça amuse au bout d'un moment ... Et hop, de retour dans la grande rue commerçante de Porto où on a croisé un joli marché avec plein de fleurs en plastique, un tas de morues [non non, c'est pas une image ... espèce d'affreux], des olives en pagaille, etc. Et puis ... là, au détour d'une façade pas très signifiante ... qu'observe-je ? Wahooo ... tel Indiana Jones découvrant le Saint Graal, c'était donc ça, il ne pouvait en être autrement !!!! Je l'ai trouvé ...

To be continued