Le CD introduit, j'attends que les premières notes s'évaporent dans l'intérieur de la totomobile. J'suis à Boulogne, j'suis en retard [comme cela arrive, mais bon, la World Company ne s'arrêtera pas de tourner parce que je vais arriver après 9h30 ... de toute façon, je vais rester tard] et là ...

J'ai un rapport particulier avec cette chanson ... et je me suis dit qu'il n'était pas inintéressant d'en faire un billet comme cela peut arriver selon l'histoire de ces mélodies dans la vie de ton tto d'amour en sucre préféré ...

Déjà, l'intro ... Ça monte, ça monte et ça monte encore ... A la manière d'une montée inéluctable, arpèges par arpèges ... ça te prendrait presque à la gorge ... Et là, la voix suraiguë déverse avec énergie et vitalité toute la tension contenue jusqu'ici ...

La descente est escarpée, accompagnée de choeurs, d'un bout de carillon [et nom d'un chien, c'est fou ce que j'aime les carillons dans les chansons ... c'est presque réflexe] ...

Les couplets s'enchaînent, on revient sur le refrain entraînant et toujours autant fantastique ... qui témoigne de cette vie irrépressible qui ne demande qu'à se diffuser. Derrière les choeurs rythment et enlassant la voix de tête ... de temps à autres, on est sur des montées chromatiques ensorcelantes qui donnent presque le vertige ... et ainsi de suite pendant plus de minutes ... La replongée dans les 70's endiablées est savoureuse, jouvencelle et te file un sacré coup de fouet ! Et c'est ça qui est bon !!

Alors maintenant qu'on a suivi la mélodie et la structure, parlons donc de ce qu'elle m'évoque cette chanson. J'vais être très franc avec toi ... Quand j'écoute ça, je me dis que je suis heureux de vivre : oui, cette chanson me donne une patate de chez patate ... une impression de liberté et de jouissance. Parce que je ne t'ai pas décrit la chanson ainsi par hasard ... faut pas croire !!!

Finalement, c'est un peu comme un orgasme cette chanson ... on alterne les périodes de tension presque extrême, de relâchement vertigineux, d'expulsion d'énergie comme ces cris presque stridents, de montée inexorable, de descente en lacets, de reprise de souffle sans jamais perdre le rythme ... et ça, moi, que veux-tu, ça me ramène vers la consommation de la chair ... peut-être parce que j'ai l'impression que, dans "Sugar Baby Love", on donne tout et ... voila, moi, je fais pareil !

En plus, pour y revenir, j'y trouve un formidable mouvement de liberté ... et je n'ai jamais conçu ma vie sexuelle autrement ... La boucle est finalement bouclée.
Et puis ce carillon quand même, c'est dément !

Tto, bébé d'amour en sucre