J'ai la chance de savoir que tu es très hétéroclite lecteur ... Je te sais fille, garçon, hétéro, gay, marié, divorcé, célibataire, à la vie dissolue, avec enfants, sans enfant, vivant en ville, à la campagne, en France, ailleurs, à Paris, Marseille, Bordeaux, dans l'Est, le Nord, le Sud, l'Ouest, au milieu, tu es parfois adepte du Vélib', je te sais passionné par la musique, l'art, la politique, les jeux de mots ringards, féru de positions kama-sutraesques délirantes, passif, actif, dragueur, papilloneur ... tout ça pour dire qu'il faut de tout pour faire un monde comme on dit chez Arnold & Willy.

Mais aujourd'hui, je fais de la grosse dénonce : Halte à la langue de bois, finis les faux-semblants ... je balance ! Et finalement, mon propos s'adresse à toi lecteuse ou toi lecteur au coeur si sensible ... Pourquoi m'indigne-je ? A cause d'elle ...

meg_ryan

Oui, tu l'as bien reconnue ... la blondasse chouineuse qui est toujours dans des histoires d'amour impossibles parce que tellement compliquées que cela en est gavant ... Meg Ryan ! Pour moi, c'est l'énigme absolue au même titre que Bridget Jones ... mais prenons les problèmes les uns après les autres.

Les films avec Meg Ryan, c'est pas possible. J'en ai pas fait beaucoup ... sur les 29 films de sa carrière, je me suis envoyé "Quand Harry rencontre Sally", "Nuits blanches à Seattle" et peut-être un autre ... Quand je dis "envoyé", j'ai tenté de survivre tellement c'est gnan-gnan, tellement c'est fatigant de voir Meg Ryan plongée dans son mug de verveine avec son regard de cocker sur sa terrasse de ce grand duplex new-yorkais si vide de l'homme auquel elle pense mais qui n'est pas là ... et bla bla bla ... En gros, c'est toujours la même chose avec Meg Ryan ... on est vachement loin du plan Q, cho direct sans prise de tête ... limite ça serait quand même un peu plus rigolo si de temps en temps elle arrêtait de nous prendre le chou avec ses "Oh, je suis sure qu'il m'aime mais notre histoire est si pas possible parce que le monde est contre nous" ... Le comble, c'est "Quand Harry rencontre Sally" ... Je n'ai regardé que pour la seule scène du resto où elle simule un orgasme. Mais quelle déception ... Déjà, Billy Cristal c'est pensable mais je garde de ce film l'idée que cela dure ... mais dure ... mais dure au point que cela fait mentir le fameux adage "Plus c'est long, plus c'est bon". Je n'ai pas tenté "Vous avez un mess@ge" tellement je me suis fait un claquage avec "Nuits blanches à Seattle" ... C'est dégoulinant de comédisme tellement romantique ... genre auquel je suis clairement allergique ... et c'est bien là mon propos ... mais pas la plupart des nanazes. En fait, la fille adore le film avec Meg Ryan parce qu'il est gnan-gnan, parce que ça dure des plombes, parce que ça permet de vider la boite de kleenex, parce que c'est tellement meugnon et triste aussi, parce que c'est tellement la vraie vie en vrai ... C'est fascinant ... le Meg Ryanisme est un truc que je n'ai pas rencontré chez toutes les filles mais j'en connais tellement qui, lorsque tu prononces les mots "Meg" et "Ryan", s'affligent tout de suite comme si une catastrophe venait d'arriver et te disent : "C'est trop bien !"

Tu peux clairement transposer tout ça à Bridget Jones ... Autre énigme s'il en est ... Bridget Jones !!! Le degré zéro de l'intérêt du point de vue du mec primaire que je suis, bien éloigné de toutes les misères de cette pauvre trentenaire qui n'a jamais réussi à m'arracher le moindre début de prémices et commencement d'entame d'esquisse de sourire ... Je trouve ça super super super chiantissime ... alors en plus, si on rajoute l'autre tronche de lard de Hugh Grant, aussi séduisant qu'une sardine avariée sur une assiette de spaghetti trop cuits ... je touche le fond !!!

Le mélo à la sauce oestrogènes, c'est clairement pas mon truc.  Et alors, si en plus, faut avoir un peu de commisération pour cette pauv'fille de Meg Ryan qui ferait mieux d'aller dans des clubs échangistes histoire d'arrêter de nous les gonfler avec ses larmes de 23h sur fond de musique jazzy tendance Sade tandis qu'il pleut dehors ... Enfin, moi je dis ça, je ne dis rien ...

Tto, déconcerté