oss117_02Hier soir, je me suis rendu, dans un état proche de l'Ohio (pour vous dire que j'avais le moral à zéro ...), dans une salle obscure afin de voir "OSS 117" avec Jean DUJARDIN, Bérénice BEJO, etc ...

Verdict ? Cela m'a redonné le sourire et j'avoue même que, en tant que Tom, j'ai ri (jeu de mot ... et je remets 100 francs dans le nourrin).

Plus précisément, il y a des longueurs et parfois un comique de répétition presque lourdingue ... à se demander si Jean-François HALLIN (scénariste et auteur des Guignols à la grande époque 1995) n'a pas manqué d'inspiration pour achever son travail. L'incurie du personnage d'OSS 117 est, à mon sens, trop étalée en sorte que l'on en fait un bouffon colonialiste nombriliste au neurone symbolique. Si cela est déjà très éloigné du personnage initial de Jean BRUCE, cela peut être amusant mais pas toutes les 5 minutes et à chaque occasion !

Sorti de cela, quelques bons moments, un beau travail d'image, un savoureux jeu d'acteur caricatural des films des fifties et des répliques bien senties soutiennent cette comédie française de bonne tenue.
Jean DUJARDIN (Hubert BONNISSEUR DE LA BATH dit OSS 117 pour ceux qui l'ignoreraient encore), qui peut être exaspérant, colle parfaitement au personnage écrit pour lui et est même parfois confondant tellement il semble taillé pour ce rôle d'agent secret d'un autre age. Bérénice BEJO s'en sort pas mal même si elle est un peu sous-exploitée comme Aure ATIKA qui est très très jolie.

Je garde un souvenir amusé de la joute de proverbes à l'ambassade de Grande-Bretagne (assez désopilante), de la version OSS 117 de "Bambino" et du cours de Mambo (plus le cha cha qui suit).

L'HISTOIRE : Égypte, 1955, le Caire est un véritable nid d'espions.
Tout le monde se méfie de tout le monde, tout le monde complote contre tout le monde : Anglais, Français, Soviétiques, la famille du Roi déchu Farouk qui veut retrouver son trône, les Aigles de Kheops, secte religieuse qui veut prendre le pouvoir. Le Président de la République Française, Monsieur René Coty, envoie son arme maîtresse mettre de l'ordre dans cette pétaudière au bord du chaos : Hubert Bonisseur de la Bath, dit OSS 117.